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RÉPRESSION : DE L’ÉLARGISSEMENT DE NICOLAS À LA DISSOLUTION DES JNR

11 Juillet 2013 , Rédigé par forumsi Publié dans #L'affaire Clément Méric

RÉPRESSION : DE L’ÉLARGISSEMENT DE NICOLAS À LA DISSOLUTION DES JNR

Extrait du site msn.com, le 10 juillet 2013 à 14 heures 06 (AFP) :

« MÉRIC : LE GOUVERNEMENT DISSOUT DEUX GROUPES D’EXTRÊME DROITE

« Le Conseil des ministres a dissous mercredi les groupes d'extrême droite "Troisième voie" et "Jeunesses nationalistes révolutionnaires" (JNR) ainsi que l'association "Envie de rêver", a annoncé la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

« Cette dissolution a été prononcée sur proposition du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a-t-elle indiqué. Ces trois structures, dont des sympathisants ont été impliqués dans la mort du jeune militant d'extrême gauche Clément Méric, "présentaient les caractéristiques de milices privées" incitant à "la discrimination et à la haine", a fait valoir la porte-parole.

« Serge Ayoub, le fondateur de Troisième voie et de son service d'ordre, les JNR, a annoncé à l'AFP qu'il attaquera le décret devant le Conseil d'Etat pour le faire annuler pour "abus de pouvoir".

« (…) "il y aura un recours pour abus de pouvoir. Il y a sept critères précis dans l'article L212-1" du code de la sécurité intérieure, qui autorisent la dissolution d'un groupe "et nous ne sommes pas dedans", a affirmé Ayoub (…).

« Le patron de Troisième voie et des JNR entend également déposer un "référé-liberté" devant la justice pour obtenir "la suspension du décret" (…) jusqu'à ce que le Conseil d'Etat se prononce", a-t-il ajouté.

« Il avait pourtant lui-même annoncé le 25 juin l'autodissolution de Troisième voie et des JNR, dans le collimateur du gouvernement après la rixe tragique du 5 juin à Paris entre skinheads d'extrême droite et militants d'extrême gauche, dans laquelle un jeune militant antifasciste, Clément Méric, avait trouvé la mort. Les cinq mis en examen dans cette affaire sont sympathisants ou membres de Troisième voie, à l'instar du principal mis en cause, Esteban (…), 20 ans.

« Outre Troisième voie et les JNR, le gouvernement a également dissous l'association "Envie de rêver", qui gère le "Local", un établissement privé du XVe arrondissement parisien, lieu de ralliement de Troisième voie et des JNR. Selon Serge Ayoub, contrairement à ce qu'affirme le gouvernement, "aucun des écrits de Troisième voie n'incite à la haine raciale" (…).

« (…) "On est dans le fait du prince", a-t-il dénoncé ».

Le commentaire de ForumSi :

RÉPRESSION : DE L’ÉLARGISSEMENT DE NICOLAS À LA DISSOLUTION DES JNR

L’élargissement, annoncé le 9 juillet, du jeune Nicolas, militant très actif et déterminé du mouvement océanique contre le mariage homosexuel, scandaleusement condamné, il y a une quinzaine de jours, à deux mois de prison ferme dans les conditions dénoncées par notre commentaire du 22 juin, a forcément été pris comme une gifle insupportable par les gens qui prétendent nous gouverner et qui n’ont toujours pas digéré les immenses manifestations auxquelles a donné lieu leur infamant projet de destruction du mariage traditionnel français et européen, d’autant plus que, loin de faiblir, la mobilisation pour la défense de ce mariage traditionnel perdure, sous diverses formes : il y a là un vaste incendie qui couve sous la cendre et qui inquiète, à juste titre, la partie la plus éveillée du personnel républicain.

Dans ces conditions, après cette gifle représentée par l’élargissement de Nicolas, on ne pouvait s’attendre qu’à une décision particulièrement tyrannique concernant le projet de dissoudre des mouvements et associations nationalistes, non seulement parce qu’il s’agissait de venger l’affront subi avec la décision de libérer Nicolas, mais aussi, et peut-être surtout, parce que, toujours lors des manifestations océaniques contre le mariage homosexuel, le gouvernement s’est aperçu avec effroi que, si les nationalistes représentaient le fer de lance de la partie la plus énergique des manifestants, ce qui n’était pas une surprise, ce qui en était une, par contre, c’était de voir que de nombreux jeunes manifestants, peu politisés à l’origine, s’étaient graduellement radicalisés, n’hésitant pas à se joindre à ces « militants d’extrême droite » contre lesquels on avait vainement tenté de les mettre en garde.

La décision scandaleuse et tyrannique de dissoudre les Jeunesses nationalistes révolutionnaires et Troisième Voie n’est donc pas une surprise. On rappellera simplement que la référence à la mort de Méric n’est ici qu’un prétexte puisque, comme nous l’avons signalé dans notre article du 18 juin, la volonté gouvernementale de dissoudre des mouvements nationalistes était bien antérieure à l’affrontement de la rue de Caumartin. On notera également que le gouvernement a aussi pris soin de dissoudre l’association gérant Le Local, établissement lié à Troisième Voie et dont le tort principal est sans doute d’être un lieu convivial fort bien décoré (on y trouve par exemple un superbe portrait de Maurice Barrès) où se tiennent de nombreuses et intéressantes conférences (cf. l’affiche reproduite plus haut). Et, tout en saluant la ténacité de Serge Ayoub, bien décidé à utiliser toutes les ressources du Droit pour obtenir l’annulation d’une décision inique, on aura enfin une pensée fraternelle pour le jeune Esteban, injustement embastillé à la suite de la mort, très largement accidentelle, de Méric (cf. notre série d’articles et commentaires regroupés sous la rubrique « L’affaire Clément Méric ») :

NON À LA RÉPRESSION ! JUSTICE POUR ESTEBAN !

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