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DISSOLUTIONS ANTINATIONALISTES : ET DE CINQ !

2 Août 2013 , Rédigé par forumsi Publié dans #L'affaire Clément Méric

DISSOLUTIONS ANTINATIONALISTES : ET DE CINQ !

Extrait du Monde daté du 26 juillet 2013 (article d’Abel Mestre) :

« LE GOUVERNEMENT DISSOUT L’ŒUVRE FRANÇAISE ET LES JEUNESSES NATIONALISTES

« (…) La dissolution de L’Œuvre française a été annoncée par Manuel Valls, le ministre de l’intérieur, à l’issue du conseil des ministres du mercredi 24 juillet. La branche « jeune » de L’Œuvre, les Jeunesses nationalistes, est aussi frappée de dissolution.

« Les pouvoirs publics, qui se basent sur la loi de 1936 relative aux groupes de combat et milices privées, reprochent notamment à ce petit groupe de ‘’propager la haine et la violence (…), une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes’’, a indiqué M. Valls. Il leur est reproché aussi de rendre hommage à des figures de la collaboration comme Pétain, l’écrivain Robert Brasillach ou le Waffen SS belge Léon Degrelle.

« (…) L’Œuvre française (OF) a été fondée en 1968 sur les ruines de l’OAS (…).

« Pierre Sidos, le fondateur de l’OF, est le fils de François Sidos, fusillé à la Libération pour fait de collaboration. Pierre Sidos et son frère, Jacques, se réclamaient comme leur père du ‘’francisme’’ (sorte de fascisme à la française) de Marcel Bucard, ainsi que de la Milice. (…).

« (…) Pour adhérer à l’OF, M. Sidos précise qu’il faut être ‘’politiquement très national, physiquement européen, spirituellement chrétien (…)’’.

« (…) L’Œuvre a aussi mis l’accent sur une sorte d’entrisme au sein du FN, notamment avant le congrès de 2011. Yvan Benedetti et plusieurs membres de l’OF ont fait la campagne de Bruno Gollnisch. M. Benedetti était son directeur de campagne. La quasi-totalité de ces militants seront exclus à l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN. Aujourd’hui, M. Benedetti est président de L’Œuvre française depuis 2012.

« Les Jeunesses nationalistes (JN), elles, recrutent chez les jeunes (…). Nées fin 2011, elles sont (…) dirigées par Alexandre Gabriac, conseiller régional Rhône-Alpes (…).

« Ce groupe a bénéficié d’une dynamique depuis un an et demi. Ses militants se réfèrent souvent à la seconde guerre mondiale. Une délégation est allée rendre hommage à Mussolini dans sa ville natale de Predappio, en Italie, et une autre a défilé avec la Phalange espagnole.

« Mercredi, Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac ont annoncé dans un communiqué leur intention de déposer un recours en référé auprès du Conseil d’Etat. Avant d’adopter une posture de défi. ‘’Que dire d’un Valls, même pas encore français quand L’Œuvre française voyait le jour ?’’ écrivent-ils. ‘’Dissoudre L’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes ? Foutaise ! Une seule réponse : non !’’ ».

Le commentaire de ForumSi :

DISSOLUTIONS ANTINATIONALISTES : ET DE CINQ !

Dans notre article du 28 juin concernant les dissolutions de 1936, nous précisions que c’était par décret du 13 février 36, donc avant le Front populaire issu des élections du mois de mai suivant, qu’avaient été dissoutes les trois principales organisations de l’Action française : la Ligue, les Camelots du roi et les étudiants d’AF. Le Front populaire, quant à lui, devait parfaire cette brillante réalisation démocratique en décrétant la dissolution, en juin 1936, des Croix de feu, de la Solidarité française, du Parti national populaire (ex-Jeunesses patriotes) et du Parti franciste. En quatre mois, la République de la liberté de penser et des droits de l’homme avait donc prononcé la dissolution de sept organisations nationalistes et patriotiques !

En annonçant la dissolution de L’Œuvre française et des Jeunesses nationalistes, M. Valls souhaite-t-il égaler, voire dépasser le bilan de ses grands ancêtres républicains des années Trente ? Ces deux dissolutions suivent en effet de près celles, annoncées début juillet, de trois autres organisations nationalistes : les JNR, Troisième Voie et l’association « Envie de rêver » (cf. notre commentaire du 11 juillet). En moins d’un mois, ce sont ainsi cinq organisations nationalistes qui ont été dissoutes, ce qui est proprement ahurissant ! S’il est donc un pays où la liberté de penser et de s’associer est en grand péril, ce n’est certes pas en Russie, comme nous le serinent les gros médias à longueur de journée, mais c’est malheureusement chez nous, en France, où l’on frappe d’interdiction les Français dont le seul objectif est de servir leur pays !

Et que l’on ne nous dise pas, cette fois-ci, que les deux dernières dissolutions sont une réaction à la mort de Clément Méric, puisque ni L’Œuvre française, ni les Jeunesses nationalistes n’ont jamais été associées, de près ou de loin, à cette mort, d’ailleurs très largement accidentelle, rappelons-le (cf. notre série d’articles et de commentaires regroupés sous la rubrique « L’affaire Clément Méric »). Bien au contraire, ces dernières dissolutions confirment que la mort de Méric n’a effectivement constitué qu’un prétexte et que, comme nous l’avons signalé dans notre article du 18 juin, la volonté gouvernementale de dissoudre de nombreux mouvements nationalistes était bien antérieure à l’affrontement de la rue de Caumartin où Méric devait perdre la vie. A cette volonté de dissolution, il faut voir à notre avis deux causes. La première est vraisemblablement la prise de conscience, par les autorités gouvernementales, du fort potentiel de développement de ces mouvements, illustré, en particulier, par les foules de plus en plus nombreuses qui participent à la Fête de Jeanne d’Arc, ce en dehors de toute présence du Front national (qui, quant à lui, défile le 1er mai). La seconde est très certainement la participation très active des militants des mouvements nationalistes aux manifestations océaniques contre le mariage homosexuel, des manifestations que le gouvernement n’a toujours pas digérées et où les nationalistes ont joué un rôle de fer de lance qu’il fallait sanctionner sans tarder.

MAIS QUI A DONC GAGNÉ LA BATAILLE DE VERDUN ? LE CAPITAINE DREYFUS ?

Bien entendu, les motifs officiels des dissolutions ne sont pas ceux que nous venons d’évoquer. On y retrouve, sans surprise, l’inventaire habituel des différents délits d’opinion (au pays de Voltaire !) régulièrement mobilisés pour servir d’alibi à la répression républicaine. On notera toutefois que, dans cet inventaire, manquent le « sexisme » et l’« homophobie » : c’est certainement un oubli qui, n’en doutons pas, sera sûrement réparé la prochaine fois !

Un élément mérite toutefois d’être relevé dans ce catalogue convenu des prétextes à dissolution. Il s’agit du reproche fait aux organisations qui viennent d’être dissoutes de « rendre hommage à (…) Pétain ». Il nous semble en effet avoir lu, il y a peu, que François Hollande comptait célébrer avec éclat le centième anniversaire de la Première Guerre mondiale. Et nous sommes curieux de savoir comment la si vertueuse République va parler de Verdun sans « rendre hommage à Pétain » : MM. Hollande, Ayrault et Valls vont-ils mettre cette immense victoire au crédit du capitaine Alfred Dreyfus ?

Car, à force de se complaire dans le sectarisme, c’est effectivement le genre d’aberration -ô combien politiquement correcte !- auquel on risque d’aboutir. Lorsqu’il est arrivé au pouvoir, Hollande avait la possibilité d’être un président rassembleur. Après un moment d’hésitation, il a finalement choisi de s’appuyer sur la Gauche la plus sectaire, dont le déchaînement lors de la bataille contre le mariage homosexuel a été particulièrement remarquable. L’hostilité systématique au maréchal Pétain est une autre illustration de ce sectarisme. De Gaulle et Mitterrand avaient pour habitude de faire fleurir la tombe du Maréchal à chaque 11 novembre. Quels que soient les jugements que l’on puisse porter sur leurs politiques, c’étaient eux qui avaient raison, en l’occurrence, car leur hommage au vainqueur de Verdun et à ses soldats allait dans le bon sens : celui de l’unité nationale ! De Gaulle rendait hommage à Pétain : M. Valls le soupçonne-t-il d’avoir eu des penchants collaborationnistes ?

M. VALLS PERSÉCUTE LES NATIONALISTES, MAIS EST INCAPABLE DE DÉFENDRE LES FRANÇAIS !

M. Valls dépense, semble-t-il, beaucoup de temps et d’énergie à lutter contre les nationalistes français, c’est-à-dire contre des gens qui, rappelons-le, sont ici chez eux, et dont le seul objectif est de servir le peuple français et la nation française. Et pendant que M. Valls perd ainsi son temps à persécuter ceux qui veulent défendre la France et l’Europe, le peuple français est livré à la tyrannie des trafiquants de drogue, tandis que les cadavres et blessés du très louche déraillement de Brétigny-sur-Orge (où une éclisse s’est dévissée toute seule pour s’en aller fausser un aiguillage…) sont détroussés par des bandes ethniques, ces mêmes bandes ethniques qui terrorisent les vacanciers sur les plages françaises ! On veut nous faire croire que M. Valls est un excellent ministre de l’Intérieur : est-ce si sûr ?

Pour terminer, nous présenterons deux remarques, l’une concernant le Bloc identitaire et l’autre Marine Le Pen. Le Bloc identitaire vient de se voir infliger des amendes visant à sanctionner l’occupation des locaux du PS par ses militants lors des manifestations contre le mariage homosexuel. A notre avis, ces amendes signifient que le Bloc ne devrait pas être dissout, car on ne s’amuse pas à notifier des amendes à une organisation que l’on souhaite dissoudre. Et pourquoi le Bloc identitaire bénéficierait-il d’une telle mansuétude ? Ne serait-ce pas parce que, comme nous l’évoquions dans notre article du 4 juillet, le Bloc est un genre de compagnon de route du sionisme et que cela constitue, en quelque sorte, un brevet de républicanisme qui le met à l’abri de toute poursuite sérieuse ?

Le Bloc identitaire reçoit-il, comme Marine Le Pen autrefois (autrefois ?), la visite régulière de Mme Shana Aghion, un très probable agent du Mossad israélien participant aux actions d’entrisme au sein de la Droite nationale française (cf. notre commentaire du 8 décembre 2012) ? Voilà une question qui, en toute hypothèse, nous ramène au cas de Marine Le Pen, dont le silence total à propos des cinq dissolutions du mois de juillet 2013 est vraiment assourdissant. Comment se fait-il que la dirigeante du Front national, qui prétend défendre les patriotes français, n’ait eu aucune réaction à ce sujet ? Les nationalistes français qui soutiennent Marine Le Pen n’ont-ils pas le sentiment d’avoir affaire à une escroquerie ?

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