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CRISE POLITIQUE EN ITALIE : EST-CE LA FIN DU « CAVALIERE » BERLUSCONI ?

2 Octobre 2013 , Rédigé par forumsi Publié dans #Europe

CRISE POLITIQUE EN ITALIE : EST-CE LA FIN DU « CAVALIERE » BERLUSCONI ?

Extrait du site italien d’information en ligne NoReporter, le 29 septembre 2013 à 1 heure 01 (article de Gabriele Adinolfi) :

« BERLUSCONI, ATTEINT LUI AUSSI DE ‘’DÉRIVE DROITIÈRE’’

« L’occasion était inespérée.

Berlusconi, mettant en avant la démission des siens, aurait pu faire un coup médiatique en démissionnant lui aussi.Il aurait également pu dire qu’il avait en poche les engagements de démissionner de ses partisans et qu’il aurait fait tomber le gouvernement si ce dernier avait approuvé des mesures antipopulaires.Il aurait tout aussi bien pu orienter son parti vers un rôle extraparlementaire, un peu comme le fait Grillo ; et il aurait alors donné un élan irrépressible à sa coalition.

Mais, aucune de ces possibilités n’ayant été retenue, quelle que soit maintenant l’issue de la crise gouvernementale, la sortie du « Cavaliere » de la scène politique, négative en termes d’image, est désormais pratiquement acquise.

Il ne peut éviter de graves dommages qu’avec le maintien en place de l’actuelle législature. Car, s’il retourne devant les électeurs, il s’expose à une catastrophe. Comment enlever en effet de la tête de ceux-ci que, après avoir soutenu Monti et Letta, en obtenant, comme unique résultat, la suspension de l’IMU (NDT : l’« Imposta MUnicipale propria » ou IMU est, en Italie, un impôt local supporté par les propriétaires), Berlusconi ne chercherait à renverser le gouvernement que pour la seule défense de ses intérêts personnels ?

C’est en effet cela qui sera mis en valeur, et tous -sauf les fidèles et les râleurs- oublieront les manœuvres autocratiques et liberticides des putschistes qui avaient obtenu le départ de Berlusconi lorsqu’il était président du conseil.

A force de fréquenter des gens de Droite et des postfascistes, ce dernier, lui aussi, a cessé de raisonner correctement ».

Traduit de l’italien par ForumSi

Le commentaire de ForumSi :

CRISE POLITIQUE EN ITALIE : EST-CE LA FIN DU « CAVALIERE » BERLUSCONI ?

Nous avons à plusieurs reprises rappelé que, quels que soient les défauts du personnage, Berlusconi a mené, indéniablement, une action politique positive, non seulement pour l’Italie, mais aussi pour l’Europe. Nous rappellerons également que c’est à la suite d’un véritable complot orchestré par les gnomes de Wall Street qu’il a dû quitter son poste de président du conseil (cf. notre commentaire du 11 décembre 2012), où il fut remplacé par le ridicule et très coincé Monti, idole de tout ce que l’Europe compte comme réactionnaires bourgeois et comme mondialistes adeptes de la destruction des peuples et des identités de notre continent.

Bien entendu, le dénommé Monti reçut une véritable claque lors des dernières Législatives italiennes, lesquelles marquèrent au contraire un retour en force de Berlusconi et de sa coalition, « Il Popolo della Libertà » (cf. notre commentaire du 28 décembre 2013). Depuis, le Cavaliere est en butte à une gigantesque campagne de persécution judiciaire à laquelle il fait face avec son sang-froid habituel, mais qui semble, par un effet d’accumulation, avoir émoussé son tout aussi habituel bon sens.

Il est ahurissant, en effet, qu’il ait choisi le plus mauvais moment pour déclencher une crise politique, alors qu’il aurait pu, par exemple, attendre une prochaine hausse de la TVA, à laquelle il est résolument opposé, pour annoncer sa rupture avec le gouvernement sans risquer d’être accusé de ne chercher à défendre que ses intérêts personnels. S’il ne l’a pas fait, c’est vraisemblablement parce qu’il a été (volontairement ?) mal conseillé. Tel est au moins l’avis de Gabriele Adinolfi, que nous avons pu interroger à ce sujet.

L’avenir du Cavaliere semble donc bien compromis, même s’il a finalement décidé d’accorder sa confiance au gouvernement (cf. le journal d’Arte du 2 octobre à 19 heures 45) et prémuni ainsi sa formation du grave revers qu’elle aurait subi lors des élections anticipées qu’aurait entraîné une mise en minorité du gouvernement. Il n’en reste pas moins que, plutôt que d’écouter les conseils fallacieux de droitiers aigris ou malveillants, Berlusconi aurait mieux fait de rechercher ceux de postfascistes sans… « post » !

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