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QUAND WALL STREET ATTAQUE : APRÈS LA GRÈCE, L’ITALIE ! ET APRÈS L’ITALIE, LA FRANCE !

14 Novembre 2011 , Rédigé par forumsi Publié dans #Quand Wall Street attaque l'euro...

Plaque-Goldman-Sachs.jpg

 

Extrait du Figaro du 11 novembre 2011 :

 

« DETTE : LA FRANCE CONTAMINÉE PAR LA CRISE ITALIENNE

 

« ‘Alerte pays souverains - République française - Dégradée - Notation non sollicitée’. C’est le message lapidaire qui s’est affiché, hier, à 15 h 57 sur les écrans des traders clients de l’agence de notation Standard & Poor’s. Le groupe américain a mis quelques minutes avant de rectifier le tir, invoquant une ‘erreur technique’. (…) Dans le climat actuel d’extrêmes tensions sur les marchés de dette européens, cet ‘incident’ a fait l’effet d’une bombe. En fin de journée, le rendement de l’OAT à dix ans s’affichait à 3,46 %, en hausse de 26 points de base sur la séance.   

« L’erreur de S & P n’explique pas tout. Depuis plusieurs jours, la dette française est indirectement touchée par la contagion de la crise de la dette à l’Italie. Son écart de taux avec l’Allemagne ne cesse de s’élargir : alors qu’il était de 60 points de base à la mi-juillet, l’écart (spread) a atteint un nouveau record depuis la création de la zone euro, à 170 points. Désormais, la France emprunte presque deux fois plus cher que l’Allemagne ! ».

 

 

Le commentaire de ForumSi :

 

QUAND WALL STREET ATTAQUE : APRÈS LA GRÈCE, L’ITALIE ! ET APRÈS L’ITALIE, LA FRANCE !

 

La France serait donc « contaminée » par la crise italienne, nous dit Le Figaro (sous-entendu : le génial Sarkozy n’y est ainsi pour rien…), en évitant d’ailleurs de nous donner le moindre détail concernant le mécanisme ayant abouti à ladite « contamination ». Voilà une présentation hautement scientifique des choses ! Et qui évite au doyen de la presse bourgeoise de se poser la question essentielle : comment se fait-il que l’action menée sur les taux des valeurs de l’Etat français ait ainsi pris, de façon quasi-mécanique, la suite de celle ayant affecté les valeurs de l’Etat italien et poussé à la démission (…c’est ça la démocratie ?!) son président du Conseil, Silvio Berlusconi, poignardé dans le dos par Umberto Bossi, le Marine Le Pen local ? N’y a-t-il pas là une preuve supplémentaire du déroulement d’un plan soigneusement mis au point, un plan qui, comme nous l’écrivions dans notre commentaire du 10 novembre, est vraisemblablement appliqué par quelques grands établissements de Wall Street, tels la banque Goldman Sachs (dont on rappellera opportunément ici qu’elle a conseillé à la Grèce de maquiller ses comptes pour entrer dans la zone euro, préparant ainsi le détonateur qui a servi au déclenchement de la crise dans sa phase actuelle), le Soros Fund Management de George Soros, ainsi que les quatre ou cinq autres établissements américains qui, d’après M. Jouyet, président de l’AMF, font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers, plan soigneusement mis au point, donc, et dont l’objectif ultime est de détruire l’euro (auquel Goldman Sachs, par exemple, est ouvertement hostile, si l’on en croit l’édition du Monde datée du 10 novembre) pour rétablir la toute-puissance du dollar ?

 

Quant à la nouvelle d’une dégradation, par l’agence américaine Standard & Poor’s, de la note « souveraine » de la France, s’agit-il vraiment d’une erreur ? Cette dégradation ne serait-elle pas plutôt un élément du plan décrit ci-dessus, élément simplement diffusé trop tôt par les spéculateurs de Wall Street et leurs alliés disciplinés des agences de notation ? En ce qui concerne, en tout cas, les responsabilités de la finance américaine dans la genèse de la crise actuelle, le même numéro du 11 novembre du Figaro contient un aveu de taille, livré, au cours d’un entretien, par Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France. Après avoir rappelé que la crise actuelle est liée au cas « très spécifique » (c’est le moins qu’on puisse dire !) de la Grèce, qui en constitue la première raison, il ajoute : « La seconde raison tient au dérapage des finances publiques des Etats durant la crise de 2008 ». Or, la crise de 2008, c’est celle des subprimes, qui a obligé nos Etats à s’endetter pour financer des plans de relance. Le gouverneur de la Banque de France reconnaît donc que la crise actuelle est directement issue de celle des subprimes, ce que nous avons écrit à plusieurs reprises dans nos commentaires. Et ce qui nous amène une nouvelle fois à poser les deux questions suivantes :

 

-combien de temps encore les Européens vont-ils supporter de s’enfoncer dans la récession et la misère, alors qu’ils ne sont pas responsables de la crise qu’ils subissent et qu’on les fait payer pour les malversations américaines ?

-quand donc l’Europe demandera-t-elle des comptes et des réparations aux Américains, plutôt que de se conformer aux ukases venus de Wall Street ?

 

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