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ONZE-NOVEMBRE : IL Y A QUATRE-VINGT-QUATORZE ANS, LA VICTOIRE !

11 Novembre 2012 , Rédigé par forumsi Publié dans #France

Poilus-3.jpg

 

Le 11 novembre 1918 à 11 heures précises, le clairon sonnait la fin des combats, après la signature de l’armistice en forêt de Compiègne, dans le train du maréchal Foch, commandant en chef des armées alliées.

 

Dans ce gigantesque conflit, né de l’implacable mécanique des traités et alliances mis en place avant août 1914 et que le maréchal Lyautey avait qualifié de « guerre civile européenne », la France avait perdu 1,4 million d’hommes (et l’Allemagne plus de 2 millions), subissant ainsi une saignée unique dans son histoire et dont les conséquences, démographiques en particulier, furent extrêmement profondes et certainement pour une bonne part à l’origine de l’affaiblissement de notre pays pendant l’entre-deux-guerres. Cet affaiblissement, il faudra attendre l’Etat français du maréchal Pétain pour qu’il soit sérieusement analysé et combattu, particulièrement grâce aux mesures prises par le gouvernement de l’amiral Darlan, dont les jeunes collaborateurs mirent en œuvre des orientations qui perdurèrent bien après la Seconde Guerre mondiale et furent en partie à l’origine des « Trente Glorieuses ».

  

"POILUS", "ARDITI" ET "FREIKORPS"

 

Mais revenons à nos « Poilus », comme la sagesse populaire avait alors baptisé nos soldats de la Grande Guerre. C’était des hommes vaillants, des combattants redoutables, qui étaient quand même d’une autre trempe que ceux qui, aujourd’hui, tiennent le haut du pavé ! Des hommes qui font honneur à notre peuple, car ce sont eux, bien plus que les Britanniques et les Américains, qui ont gagné la guerre en supportant et en brisant l’essentiel de la poussée allemande.

 

De retour dans leurs foyers, nos Poilus s’aperçurent que la guerre les avait changés. De là naquit ce que l’on a appelé l’esprit « combattant », un esprit qui poussait à des changements politiques radicaux et que l’on retrouvera également chez les « arditi » italiens ou chez les Allemands des « Freikorps ». Cet esprit poussa nombre de combattants français à militer ardemment : on les retrouvera à l’Action française et chez les Camelots du roi (où de nombreux combattants avaient fait leurs classes politiques et militantes avant de partir pour le Front), chez les Jeunesses patriotes, au Faisceau, à la Solidarité française, et, plus tard, au Parti franciste et au Parti populaire français. Mais une masse énorme d’entre eux se retrouva également aux Croix de feu, dont les dirigeants menèrent malheureusement cette force combative dans une impasse.

 

Cet échec des Croix de feu, que nous n’analyserons pas ici, explique pour une bonne part que, à l’inverse de ce qui a pu se passer dans d’autres pays européens, l’action militante des Poilus n’ait pas débouché, en France, sur les bouleversements profonds, politiques, économiques, sociaux et culturels auxquels ils aspiraient. Il reste que l’on doit se souvenir de ces combattants, car ils ont magnifiquement incarné les vertus de la nation française, quoique l’on puisse penser par ailleurs de la façon dont s’est déclenchée la Première Guerre mondiale et des divers développements géopolitiques qui l’ont suivie.

 

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