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L’ATTENTAT DU 19 OCTOBRE À BEYROUTH : MAIS AU FAIT, À QUI DONC PROFITE LE CRIME ?

23 Octobre 2012 , Rédigé par forumsi Publié dans #Après la Libye - à qui le tour

Attentat-a-Beyrouth-Octobre-2012-copie-1.jpg

 

Extrait du site msn.com, le 19 octobre 2012 à 15 heures 47 :

 

« ATTENTAT MEURTRIER À BEYROUTH

 

« Scènes d'effroi à Beyrouth. Un attentat à la voiture piégée, vendredi 19 octobre, a secoué la capitale libanaise, faisant au moins huit morts et 78 blessés. L'explosion, qui a coûté la vie au chef du renseignement de la police, a fait d'importants dégâts et provoqué des scènes de panique. Une attaque qui réveille le douloureux souvenir de la guerre civile et qui intervient au moment où un conflit fait rage en Syrie. 

« L'explosion s’est produite à proximité des bureaux des Kataëb, le parti chrétien de l'opposition libanaise, par ailleurs, hostile au régime de Bachar Al-Assad. Elle a côuté la vie à huit personnes, dont le chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) au Liban, Wissam al-Hassan. 

« Le général, un musulman sunnite, était un proche de Saad Hariri, chef de l'opposition libanaise hostile au régime de Damas. 

 

« (…) Le dernier attentat dans la région de Beyrouth remonte à 2008. Un officier des renseignements libanais avait été assassiné, ainsi que deux autres personnes dans un attentat à la voiture piégée.

« Rapidement, la Syrie a condamné l'attentat meurtrier de Beyrouth. Le ministre de l'Information a dénoncé un acte "lâche" et "terroriste", selon l'agence officielle Sana ». 

 

Le commentaire de ForumSi :

 

L’ATTENTAT DU 19 OCTOBRE À BEYROUTH : MAIS AU FAIT, À QUI DONC PROFITE LE CRIME ?

 

La nouvelle de l’attentat était à peine connue que, comme un seul homme, les gros médias français mettaient personnellement en cause Bachar el-Assad et son objectif de « déstabiliser le Liban ». Ces gros médias ont ainsi montré une fois de plus à quel point ils obéissaient servilement à ceux qui les tiennent en main. Ils n’ont évidemment pas posé les deux questions qui viennent immédiatement à l’esprit : en quoi la Syrie baasiste a-t-elle intérêt à déstabiliser le Liban et à qui profite le crime ? 

 

Car on ne voit pas très bien en quoi le régime syrien aurait eu un quelconque intérêt à commettre cet attentat. Le Liban d’aujourd’hui, en effet, est présidé et gouverné par des hommes qui manifestent une attitude amicale envers la Syrie. Qui plus est, les nationalistes du Hezbollah sont associés à l’équipe gouvernementale libanaise, et le Hezbollah, comme chacun sait, est un allié fidèle de la Syrie. Alors, quel intérêt le régime syrien pouvait-il donc avoir à piloter un attentat contre un gouvernement allié ? Ne perdez pas trop de temps à chercher une réponse, chers lecteurs, car il n’y en a aucune qui tienne la route.

 

LA SYRIE HORS DE CAUSE, À QUI PROFITE LE CRIME ?  

 

Mais, puisque la Syrie est indéniablement hors de cause, à qui donc profite l’attentat sanglant du 19 octobre ? La réponse n’est guère difficile à trouver : l’attentat profite à ceux qui souhaitent créer un climat de guerre civile au Liban, afin d’affaiblir celui-ci et, par conséquent, d’amoindrir la position régionale de la Syrie. La liste des « profiteurs » est alors aisée à établir : il s’agit des Etats atlantistes impliqués aux côtés de la rébellion obscurantiste en Syrie ; il s’agit également des Etats arabes réactionnaires, essentiellement l’Arabie séoudite et le Qatar ; il s’agit enfin d’Israël, dont le vice-premier ministre affirmait récemment qu’il voulait la chute d’el-Assad (cf. notre commentaire du 13 octobre). A cette liste, on peut ajouter la très louche al-Qaïda, dont toutes les organisations authentiques de la résistance arabe se méfient comme de la peste.

 

En ce qui nous concerne, nous avons la faiblesse de penser que l’un de ces quatre profiteurs est plus vraisemblablement à suspecter que les autres. Ce profiteur préférentiel, qui n’a abattu son jeu que tout récemment, et qui, s’il est effectivement en cause dans l’attentat du 19 octobre, n’en est probablement pas à son premier « coup tordu » au Liban, considère en effet que la Syrie n’est qu’une étape éventuellement nécessaire sur la route de l’Iran, sa cible principale depuis plusieurs années déjà, et a donc intérêt à ce que le cas de la Syrie soit « réglé » le plus rapidement possible.

 

Pour être complet, on ajoutera que cette théorie de la Syrie comme « étape éventuellement nécessaire » avait été présentée par Bernard-Henri Lévy sur France inter, au lendemain de l’assassinat de Kadhafi, ce même Bernard-Henri Lévy qui, avec André Glucksmann et Bernard Kouchner, vient de signer, dans Le Monde daté du 23 octobre, un « appel » pour une intervention en Syrie, dont on souhaite décidément régler le compte rapidement !

 

Munis de tous ces éléments, il ne vous reste plus, chers lecteurs, qu’à faire travailler vos « petites cellules grises », comme le recommandait Hercule Poirot, afin d’avancer vers l’identification du profiteur préférentiel : cela ne devrait pas vous demander trop de votre temps.

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