Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ForumSi

AFFAIRE MERAH : LA DROITE NATIONALISTE FRANÇAISE MÉRITE DES EXCUSES ET DES EXPLICATIONS !

12 Septembre 2012 , Rédigé par forumsi Publié dans #L'affaire Merah et la Présidentielle

Jeune-Garde.jpg

  

Revenons aujourd’hui sur un aspect de l’affaire Merah dont on a peu parlé. Il s’agit du véritable scandale médiatique (un de plus !) qu’a représenté la façon dont a été mise en cause la Droite nationaliste française (que nous avons choisi de symboliser ci-dessus à l’aide d’une photo de militants des années 80) par de nombreux soi-disant « journalistes » et « responsables » des partis politiques installés, en particulier lorsqu’ont été connus les assassinats commis par Merah dans le collège juif Ozar Hatora de Toulouse. A ce moment-là, en effet, plus aucun doute n’était possible pour ces messieurs : si les attentats de Montauban et Toulouse contre des militaires issus de l’immigration pouvaient laisser penser à des actions de terroristes islamistes, ces militaires ayant combattu en Afghanistan, ceux commis contre des élèves juifs élargissaient les soupçons en direction de la Droite radicale. On sentait poindre, chez certains, l’envie de nous refaire le coup de la rue Copernic, où un attentat contre une synagogue avait donné lieu à un déchaînement hystérique contre les nationalistes, alors que cet attentat avait été commis par un commando palestinien, comme on devait l’apprendre bien des années plus tard. 

 

Fort heureusement, le terroriste de Montauban et Toulouse fut identifié très rapidement après les attentats contre le collège juif -et pourquoi donc à ce moment-là ?- et la campagne qui se profilait, une fois de plus, contre la Droite nationaliste française de dégonfla tout aussi rapidement, faute de combustible. Il reste qu’une fois encore, les nationalistes ont été traînés dans la boue par les médias, et ce dans leur propre pays, qu’ils aiment et servent avec passion ! La Droite nationaliste française a été, une fois encore, outrageusement insultée et elle attend toujours les excuses qu’elle est en droit d’exiger des médias et des responsables politiques « républicains »…Car il faudra bien qu’un jour, ces gens-là présentent des excuses et rendent des comptes pour tous leurs mensonges et toutes leurs manipulations.

 

Mais, si les nationalistes attendent des excuses, ils exigent aussi des explications, avec d’autant plus d’insistance qu’ils ont été violemment et injustement mis en cause. Or, le moins que l’on puisse dire est que les explications plausibles concernant l’affaire Merah ont vraiment du mal à se frayer un chemin vers le grand jour. On n’en est heureusement plus à la vérité officielle servie après la mort de Merah, à savoir celle du « loup solitaire » ayant mis au point et accompli ses attentats « djihadistes » sans aucune complicité. On commence à admettre timidement que Merah pouvait être lié à des réseaux, qu’il avait des fréquentations diverses et que ses nombreux voyages n’étaient peut-être pas totalement innocents. Mais on n’avance guère plus, pour le moment. Et surtout, on met l’opinion publique en garde contre ce que les tenants de la vérité officielle appellent, comme d’habitude, la « théorie du complot », c’est-à-dire, au fond, contre toute réflexion argumentée risquant de mettre à mal ladite vérité officielle. Le Monde a publié à ce sujet, il y a quelques semaines, un véritable dossier, montrant ainsi à quel point ceux qui tiennent le pouvoir craignent les effets du libre mouvement de la pensée libre.

 

DE NOMBREUSES ZONES D’OMBRE ET DE MULTIPLES QUESTIONS

 

Et pourtant, le travail de la pensée libre est plus que jamais nécessaire, tant sont nombreuses les zones d’ombre qui entourent l’affaire Merah et multiples les questions légitimes qu’elle ne peut que soulever.

 

Dès le démarrage de cette affaire, nous avions souligné, dans notre commentaire du 19 mars, que les attentats survenaient, à un mois de la Présidentielle, dans une situation de communautarisme exacerbé facilitant toutes les violences et toutes les provocations. Dans notre esprit, les meurtres perpétrés devant le collège juif de Toulouse ne pouvaient, en effet, trouver une explication -nous ne disons pas une justification- que si l’on faisait référence à ce communautarisme forcené, faciliteur de violences et de provocations. Pour nous, il était bien évident que la Droite nationaliste française ne pouvait être mise en cause, tout simplement parce qu’aucun de ses militants ne pouvait se trouver dans l’état d’esprit totalement terrifiant nécessaire pour commettre cette abomination qu’est le meurtre d’enfants. Pour commettre cette abomination, il fallait avoir en tête le meurtre d’autres enfants, auquel on entendait répondre, et, sans avoir beaucoup à réfléchir, nous avons immédiatement pensé à la mort d’enfants palestiniens, à laquelle le terroriste de Toulouse voulait apporter la réponse atroce qui, selon lui, s’imposait.

 

Aussi ne fûmes-nous pas surpris lorsque, le 22 mars, nous apprîmes que le suspect identifié et assiégé s’appelait Mohamed Merah et que, dans ses échanges verbaux avec ses assiégeants, il faisait référence aux enfants de Palestine pour justifier le meurtre des enfants juifs du collège de Toulouse. Au fil des heures et des jours, on allait en apprendre un peu plus sur Merah : essayons maintenant de mieux cerner sa personnalité.

 

« L’Algérien est un combattant courageux », disait Charles Maurras (ce propos du dirigeant de l’Action française a été rapporté par Anne Brassié sur radio Courtoisie ; nous ne sommes malheureusement pas en mesure d’en donner les références). Et Mohamed Merah est mort courageusement. Mais était-il pour autant le djihadiste fanatique que l’on se plaît à nous décrire ? Ce que l’on a pu lire à son sujet montre plutôt un garçon instable, voir suicidaire, miné par divers échecs (y compris celui de son mariage) après avoir été élevé tant bien que mal par une mère abandonnée par son mari. Loin du djihadiste fanatique, il semble que l’on se trouve plutôt ici en face d’une personnalité fragile et donc, à l’instar du Norvégien Breivik, facilement manipulable.

 

FAUT-IL VRAIMENT REJETER LA « THÉORIE DU COMPLOT » ?

 

Car, n’en déplaise aux censeurs du Monde, un peu trop prompts à faire la chasse à la « théorie du complot », l’hypothèse d’une manipulation ne peut être exclue dans le cas de Merah, tout comme dans celui de Breivik d’ailleurs. Et le premier élément militant en faveur de cette hypothèse est, bien entendu, la date des attentats. Comment se fait-il, en effet, que ces attentats aient commencé un mois avant le début de la Présidentielle, alors que la France n’avait connu aucune affaire de ce type depuis des années ? Est-ce vraiment un hasard ? Doit-on vraiment écarter toute hypothèse de manipulation ? Celle, par exemple, d’agents secrets d’un Etat étranger manipulant Merah parce que cet Etat estimait qu’il était de son intérêt de voir maintenue la politique extérieure et militaire de Sarkozy, et, par conséquent, de faciliter la réélection de celui-ci ? Car, comme nous l’avons souligné dans notre article du 11 avril, c’est Sarkozy qui, en termes électoraux, a tiré tout le bénéfice de l’affaire Merah, en se présentant comme le défenseur de la sécurité nationale contre le « terrorisme islamique », une attitude qui a également favorisé le report de voix du Front national en sa faveur (cf. toujours, notre article du 11 avril).

 

On notera en passant que, pour que Sarkozy pût adopter une telle attitude et pour qu’un tel report de voix fût possible, il fallait bien évidemment que le terroriste fût un terroriste « islamiste » -et non un soi-disant « néo-nazi », totalement contre-productif en l’occurrence- et que l’on entrât dans la logique du « choc des civilisations ». Ajoutons par ailleurs que, pour présenter une vision complète du dossier, deux autres éléments doivent être ajoutés à ce qui précède. Le premier figure dans le numéro du 26 mars de Libération, qui précise que l’un des derniers voyages effectués par Merah à l’étranger l’avait successivement conduit « au Liban, en Syrie, en Jordanie et en Israël ». Et le second est donné par un article du Monde.fr du 9 juillet, selon lequel Merah a expliqué « que l’école juive qu’il a pris pour cible était une action improvisée ».

 

A ceux qui considéreraient encore une fois qu’une bonne part de ce qui vient d’être dit ne peut être pris en considération, car relevant de la fameuse « théorie du complot », alors que tout ce qui concerne l’affaire Merah serait, n’est-ce pas, d’une totale clarté, nous rétorquerons que, comme nous l’avons déjà signalé plus haut, cette affaire comporte au contraire de nombreuses zones d’ombre et appelle de nombreuses remarques et questions. Ainsi, nous venons de rappeler ce premier élément troublant qu’est la date de démarrage des attentats, un mois avant la dernière Présidentielle. Il eût été intéressant d'interroger Merah à ce sujet, de même qu’il eût été intéressant au plus haut point d’apprendre de sa part quelles étaient ses diverses relations et fréquentations, ainsi que l’influence qu’elles avaient pu avoir sur la préparation et le déroulement de ses projets terroristes.

 

S’IL Y A EU MANIPULATION, QUELLE EN A ÉTÉ L’ORIGINE ?

 

Mais, pour entendre Merah, encore fallait-il le prendre vivant : on nous a d’abord dit que tout était fait pour cela et puis, brutalement, on nous a annoncé que l’assaut avait été donné à son refuge et Merah abattu. Pourquoi un tel dénouement, alors que le préfet Prouteau a indiqué qu’il était parfaitement possible de neutraliser Merah sans le tuer (cf. notre commentaire du 26 mars) ? Et comment se fait-il qu’il y ait une imprécision notable sur l’heure exacte de l’assaut, comme nous l’avons noté dans notre commentaire du 28 mars ?

 

Non, décidément, cette affaire manque totalement de clarté et il nous paraît totalement légitime, dans ces conditions, de prendre éventuellement en considération l’hypothèse de la manipulation de Merah par les services d’un Etat étranger. Mais, si cette hypothèse est retenue, comment orienter la recherche d’identification qu’elle implique ? Il suffit tout simplement, pour cela, de reprendre les diverses informations, remarques et commentaires donnés précédemment et de les agencer logiquement. Il ne vous reste donc plus, chers lecteurs, qu’à faire travailler vos petites cellules grises, comme le recommandait Hercule Poirot, afin d’éclairer d’une hypothèse plausible ce qui pourrait finalement apparaître comme une manipulation ayant tourné court.

 

ForumSi

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article