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AFFAIRE LAMBLIN : LEUR « RÉPUBLIQUE » PATAUGE DANS LA DROGUE !

18 Octobre 2012 , Rédigé par forumsi Publié dans #La République patauge dans le crime

Florence-Lamblin-4.png

 

Extrait du site lemonde.fr, le 15 octobre 2012 à 15 heures 08 :  

 

« SEPT NOTABLES PARISIENS SOUPÇONNÉS DE BLANCHIMENT D’ARGENT

 

« Entre le trafic de cannabis et le blanchiment de l'argent sale, il y avait sept "cols blancs" parisiens, nantis de comptes dans une banque en Suisse (…). L'opération Virus, lancée (…) en France et en Suisse, a permis de mettre un terme à cette entreprise criminelle jointe à une vaste escroquerie fiscale (…). 

 

« Parmi les présumés fraudeurs figure une élue : Florence Lamblin, maire adjointe du 13e arrondissement de Paris, membre d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a été mise en examen samedi 13 octobre "pour blanchiment en bande organisée" (…). Son avocat (…) a assuré que sa cliente n'était en rien mêlée au trafic de stupéfiants. Selon lui, elle ne connaissait pas les intermédiaires qui lui avaient remis la somme de 350 000 euros en liquide qu'ils avaient ensuite décaissée d'un compte qu'elle détenait à la HSBC de Genève à la suite d'un héritage. 

« L'élue plaide qu'elle ne savait pas que l'argent provenait de la vente de stupéfiants. Elle serait, selon son conseil, "tout juste passible de fraude fiscale" (…). 

« Seize autres personnes sont visées dans cette affaire, parmi lesquelles un chef d'entreprise et un avocat (…). 

 

8 tonnes de cannabis écoulés en sept mois 

 

« Cette affaire commence au mois de février par l'interception de plusieurs go fast - ces voitures roulant à grande vitesse en transportant de la drogue - qui remontent depuis le Maroc à destination de la région parisienne (…). En l'espace de sept mois, huit tonnes de cannabis sont écoulées dans les départements des Yvelines et du Val-d'Oise pour une valeur d'environ 40 millions d'euros.

« (…) les enquêteurs décident de suivre l'argent que génère ce trafic. Rapidement, les policiers de l'Office central de la répression du trafic illicite de stupéfiants et de l'Office central de répression la grande délinquance financière s'aperçoivent que ce trafic important s'organise autour d'un clan familial d'origine marocaine : les frères El-Maleh.

« Nessim, 28 ans, travaille à la HSBC Private Bank à Genève ; Meyer, 48 ans, préside une société de gestion qui a ses comptes à la HSBC de Genève, GPF ; et Mardoché demeure à Paris où il n'a aucune activité professionnelle recensée. Mais les policiers le repèrent régulièrement au contact d'un voyou des Yvelines qui lui remet des fonds.

« (…) Tout se passe à Paris. Les sacs (…) de billets que Mardoché récupère auprès de son collecteur qui le rencontre une fois sa tournée de dealer bouclée, sont ensuite redistribués, à la demande, aux "cols blancs". (…). Une fois l'argent liquide livré, l'équivalent est retiré de leur compte en Suisse pour être viré sur un autre compte au profit d'une société dont les El-Maleh tirent les ficelles.

« La combine dure depuis plusieurs années. Les perquisitions menées en France et en Suisse dans la foulée des interpellations ont permis de découvrir plus de 2 millions d'euros en espèces, six lingots d'or (…) une collection de 160 montres d'une valeur équivalente à plus de 360 000 euros, des bijoux, des gilets pare-balles et des pistolets automatiques (…)».

 

 

Le commentaire de ForumSi :

 

AFFAIRE LAMBLIN : LEUR « RÉPUBLIQUE » PATAUGE DANS LA DROGUE !

 

De cet article très documenté du Monde, on retiendra divers éléments :

 

-le rôle du Maroc, tout d’abord, dans l’alimentation des « go fast » destinés à la région parisienne ; le Maroc est, si nos souvenirs sont bons, le second producteur mondial de cannabis après le Mexique ; compte tenu des énormes quantités produites, il s’agit bien évidemment d’une activité qui ne peut matériellement être une activité clandestine ; les autorités du royaume chérifien la tolèrent donc, dans la meilleure des hypothèses (la pire étant qu’elles l’encouragent, ce qui n’est pas exclu) : qu’attendent nos gouvernants pour demander des comptes au Maroc, qui inonde nos établissements d’enseignement de son sale poison ?

 

-la grande créativité, ensuite, de la famille El-Maleh, qui a mis en place un système de blanchiment permettant à des fraudeurs parisiens d’échapper au fisc en utilisant l’argent de la drogue ; on imagine très bien Mardoché allant récupérer cet argent auprès d’un dealer venant de terminer sa tournée d’encaissement ; on relèvera en passant que le supposé « antisémitisme » de ce dernier, un « voyou des Yvelines », semble s’être arrêté là où commençaient les affaires…

 

-cette constatation, enfin, que tout cela « dure depuis plusieurs années » : il s’agit là, à notre avis, du point le plus grave (plus grave en tout cas que la collection de 160 montres découverte par les enquêteurs ; Mardoché El-Maleh en destinait-il une partie à Julien Dray ?), qui mérite, par conséquent, un développement particulier auquel nous allons consacrer la suite de notre commentaire.

 

DE L’AFFAIRE NEYRET À L’AFFAIRE LAMBLIN : NOS SOUPÇONS SE CONFIRMENT

 

Dans celui que nous avions publié, le 4 octobre 2011, à propos de l’affaire du « grand flic » ripou Neyret, nous émettions cette hypothèse que, si la lutte contre le trafic de drogue en France -un trafic qui, comme la combine de la famille El-Maleh, « dure depuis plusieurs années », voire même se développe de façon exponentielle depuis des dizaines d’années- était aussi peu efficace, c’était probablement parce que ce trafic bénéficiait de la complicité d’une partie de la police, du monde judiciaire et du monde politique (dont les mallettes ne proviennent pas toutes nécessairement de la « Françafrique »…).

 

D’autres affaires sont venues confirmer nos soupçons. Celle du Carlton de Lille a ainsi montré que de hauts responsables policiers entretenaient localement des relations plus qu’amicales avec des proxénètes : certes, il ne s’agissait plus ici de « dope », mais de « putes », ce qui n’empêchait pas de s’étonner de la facilité avec laquelle des policiers avaient pu nouer de telles relations avec des milieux criminels. Plus récemment, est apparue l’affaire de la BAC de Marseille, où une quinzaine de fonctionnaires de police tenaient certes en échec les dealers locaux, mais pour mieux dealer à leur place !

 

L’affaire Lamblin, où l’on voit une élue de Gauche faire appel à l’argent de la drogue pour échapper au fisc, vient confirmer notre hypothèse de l’implication du monde politique, lui aussi. Et à notre avis, Florence Lamblin (notre photo) est loin d’être la seule personnalité politique à se trouver dans cette situation.

 

Tout ceci forme décidément un tableau bien sinistre, qui explique pourquoi la lutte contre le trafic de drogue est à ce point inefficace en France, et ce depuis des dizaines d’années. Et le moins que l’on puisse dire est que leur « République », cette République dont la classe politique nous serine le nom et les soi-disant vertus à longueur de journée, leur « République », donc, patauge allègrement dans la drogue !

 

Il y a quelques jours, on a appris le démantèlement d’un important réseau de trafiquants de drogue albanais installés dans l’est de la France. D’après le voisinage, les activités de ce réseau duraient, elles aussi, « depuis longtemps ». Cette affaire, ainsi que celle de la BAC et l’affaire Lamblin, ont été réglées, avec efficacité semble-t-il, au cours des dernières semaines : faut-il y voir l’amorce d’un certain « frémissement » allant dans le bon sens ? « Wait and see », comme disait Sir Oswald, et restons vigilants, car, avec les « républicains », le meilleur est rarement au rendez-vous.

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