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AFFAIRE CLÉMENT MÉRIC : C’EST LE FRONT DE GAUCHE QU’IL FAUT DISSOUDRE !

18 Juin 2013 , Rédigé par forumsi Publié dans #L'affaire Clément Méric

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Dans notre commentaire du 13 juin, nous indiquions que, les antifas apparaissant de plus en plus clairement comme les agresseurs et non les agressés, ce n’était pas les JNR qui devaient faire l’objet d’une dissolution, mais bel et bien la maison-mère des antifas en cause, à savoir le Front de gauche. Cette évidence étant rappelée, nous souhaitons apporter quelques compléments à ce commentaire du 13 juin, compléments qui porteront sur la stratégie des antifas, l’attitude du FN à l’Assemblée nationale et les origines de la procédure de dissolution que le gouvernement compte utiliser contre les JNR et Troisième Voie, organisation nationaliste-révolutionnaire dont dépendent les JNR.

 

En ce qui concerne la stratégie des antifas, NoReporter, dans l’article que nous avons traduit de l’italien et présenté à nos lecteurs le 13 juin, relève fort justement que lesdits antifas, littéralement obsédés par un « péril fasciste » totalement fantasmé, consacrent la plus grande part de leur énergie militante à des agressions contre les « fascistes » ou prétendus tels, pendant que l’oligarchie continue paisiblement, « dans l’indifférence générale », à détruire ce qui reste de l’« Etat social » mis en place par les générations précédentes. Ce faisant, les antifas se rendent-ils compte qu’ils ne sont plus, dès lors, que les complices objectifs des grandes manœuvres du capitalisme mondialisé, ce capitalisme que les « fascistes », quant à eux, ont clairement identifié comme étant l’adversaire principal, parce qu’il est l’ennemi numéro un du combat pour la justice et l’identité ?

 

Pour ce qui est de l’attitude du FN à l’Assemblée nationale, NoReporter rapporte que « le seul député du Front national s’est levé pour honorer la mémoire » de Méric. Cela mérite d’être précisé. Il y a, en effet, deux -et non pas un- députés du FN : Marion Maréchal et Gilbert Collard. Si l’« antifasciste » proclamé Collard s’est certainement associé à l’« hommage » de l’Assemblée, la chose est plus problématique en ce qui concerne Marion Maréchal, qui, tout au long des événements ayant suivi la mort du militant antifa, semble avoir montré plus de sang-froid que sa tante Marine Le Pen (il est vrai que ça n’était guère difficile…). Quant au troisième député d’« extrême droite », Jacques Bompard, qui n’est plus membre du FN, il y a fort à parier que cet ancien militant d’Ordre nouveau, qui est un homme d’expérience, ne s’est guère laissé impressionner par l’hystérie politico-médiatique que nous venons de subir.

 

1936 : AUX ORIGINES DE L’ARSENAL RÉPRESSIF ANTINATIONALISTE

 

Avant d’en arriver, pour conclure, aux origines de la procédure de dissolution que le gouvernement compte utiliser contre les JNR et Troisième Voie (en attendant d’autres mouvements nationalistes), nous reviendrons sur les informations que l’on peut lire sur le Web concernant Serge Ayoub, leur principal dirigeant. Contrairement à ce que prétendent ces « informations », l’intéressé n’est ni Juif, ni Libanais ; son patronyme lui vient tout simplement d’un grand-père turc, cette ascendance turque ayant, dit-on, amené Ayoub à s’intéresser à l’œuvre de Mustapha Kemal, pour laquelle il éprouve, paraît-il, la plus vive admiration, ce qui n’a rien que de très légitime.

 

Quant aux origines de la procédure de dissolution, il y a, là aussi, des inexactitudes à redresser dans les soi-disant « informations » données par les gros médias. Le Monde prétendait ainsi, il y a quelques jours, que cette procédure avait été mise au point, en 1936, en réponse aux émeutes nationalistes du Six-Février 34. C’est bien évidemment totalement faux : imagine-t-on, en effet, la République attendre deux ans pour frapper, si elle en avait la possibilité, ceux qui avaient osé dénoncer les crimes et scandales qu’elle abritait et nourrissait ? Qu’elle en ait eu envie en 1934, c’est tout à fait possible, mais elle était alors totalement incapable de le faire, tout simplement parce qu’elle était tellement décriée, elle et son personnel de profiteurs et de fusilleurs, qu’une mesure de dissolution des ligues eût provoqué cette Révolution nationale qui avait, de peu, et en particulier à cause de l’irrésolution de certains dirigeants nationalistes, échoué le Six-Février.

 

Deux ans plus tard, les choses avaient changé, le Front populaire était en place, et les profiteurs républicains étaient à l’affût du premier prétexte qui allait leur permettre de réaliser ce qu’ils n’avaient pu faire en 1934. Ce prétexte leur fut fourni par un incident survenu lors des obsèques du grand historien Jacques Bainville, académicien et chroniqueur régulier de L’Action française, depuis le premier numéro de l’« organe du nationalisme intégral ». Lors de ces obsèques, en effet, la voiture de Léon Blum coupa le cortège, provoquant l’indignation de ceux qui étaient présents. Reconnu par un groupe de Camelots du roi (on signalera qu’il s’agissait d’une équipe de Camelots qui était sur le point de quitter l’AF et devait être à l’origine de ce que l’on allait appeler la « Cagoule »), le dirigeant socialiste fut frappé par l’un d’eux. Légèrement blessé, Blum s’exhiba, les jours suivant, avec un énorme pansement, destiné à attirer la sympathie de ceux qui voulaient bien croire à l’« agression fasciste ».

 

Avec la mésaventure de Léon Blum, la République tenait enfin le prétexte qu’elle attendait et c’est alors que fut mis au point l’ensemble des procédures qui allaient permettre de dissoudre les organisations « fascistes », à commencer, bien sûr, par la Ligue d’Action française et la Fédération nationale des Camelots du roi. Avec l’affaire Méric, la République tient à nouveau un prétexte pour frapper les nationalistes. Elle sait, bien entendu, que le facteur accidentel est prépondérant dans la mort du militant antifa. Mais cette mort a créé un climat qu’elle entend exploiter pour réaliser son opération de répression, envisagée, nous dit-on maintenant, bien avant l’affrontement de la rue de Caumartin. Or, cet affrontement ayant été provoqué par les antifas (cf. nos commentaires des 7 et 13 juin), nous maintenons que, si une organisation doit être dissoute, ce ne sont pas les JNR ou Troisième Voie qui doivent être concernées, mais bel et bien la maison-mère des antifas, qui confine ceux-ci dans l’impasse des agressions antifascistes, à savoir le Front de gauche :

 

HALTE À LA RÉPRESSION ANTINATIONALISTE ! DISSOLUTION DU FRONT DE GAUCHE !

 

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