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A BAS L’AUSTÉRITÉ ! VIVE LA CROISSANCE !

4 Avril 2013 , Rédigé par forumsi Publié dans #A bas l'austérité ! Vive la croissance !

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Le 19 février dernier, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, donnait un grand coup de pied dans les tibias de Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, en annonçant que la France allait devoir réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2013, en passant d’une hypothèse de + 0,8 % de progression du PIB -hypothèse à laquelle le gouvernement s’accrochait depuis des mois- à une hypothèse révisée de l’ordre de + 0,2 à + 0,3 % (cf. lemonde.fr du 19 février 2013 à 11 heures 18).

 

La solidarité communautaire ayant ainsi été quelque peu malmenée, il faut probablement s’attendre maintenant à ce que ce soit Moscovici qui nous annonce, dans un délai que nous espérons proche, la libération de nos otages du Niger…« Wait and see » aurait Sir Oswald. Mais laissons là ce bel exemple de cacophonie gouvernementale pour nous concentrer sur l’essentiel : la révision officielle de la prévision de croissance, puisque cette révision, d’abord annoncée par la bombinette de Fabius, a ensuite été confirmée par Hollande et Ayrault. Tout récemment, l’OCDE a même ramené la prévision révisée à + 0,1 % (cf. le site lesechos.fr, le 19 mars à 13 heures 34) : autant dire que l’on s’achemine vers une croissance quasiment nulle en 2013.

 

Il se confirme donc que le « pacte de compétitivité » présenté par Ayrault fin 2012 et dont nous avions rappelé les grandes lignes dans notre commentaire du 24 décembre dernier ne produira aucun effet tangible, ce que nous avions anticipé dans ce même commentaire du 24 décembre 2012 en écrivant que ce « pacte » paraissait totalement insuffisant. Rappelons en effet que le pacte Ayrault doit se traduire par un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros en faveur des entreprises, ce qui ne paraît pas à la hauteur du problème de notre insuffisance productive. Pour approcher la mesure de celle-ci, on se souviendra par exemple que, durant la présidence de Sarkozy, la dette de la France s’est alourdie de 500 milliards d’euros, en grande partie pour faire face aux conséquences de la crise des subprimes, une crise très largement responsable de celle où nous nous débattons aujourd’hui.

 

MAIS OÙ EST DONC PASSÉE LA CROISSANCE CHÈRE À M. HOLLANDE ?

 

Pour sortir de celle-ci, c’est très vraisemblablement, là aussi, en centaines de milliards d’euros qu’il faut compter, auprès desquels les 20 milliards du pacte Hollande-Ayrault paraissent bien dérisoires, d’autant que ledit « pacte » ne comporte aucune mesure de protection de la production nationale, si ce n’est une hausse modérée de la TVA vaguement inspirée de l’idée de TVA sociale, laquelle, rappelons-le, ne peut être intéressante que si son application est résolue et non timorée (cf. notre article du 4 décembre 2012).

 

Avec une croissance quasi-nulle en 2013, nous nous retrouvons donc dans la situation que nous annoncions dans notre commentaire du 6 octobre 2012, où nous indiquions ne pas voir par quel miracle la croissance pouvait être évaluée à 0,8 % en 2013, contre 0,3 % prévu pour 2012 par le dernier collectif budgétaire de cette même année, alors que la relance de la croissance était totalement absente du budget 2013. La relance de la croissance n’était-elle pas, pourtant, la marque de la campagne présidentielle de Hollande, ce qui pouvait représenter un aspect positif par rapport à ce que proposait Sarkozy ? Les dernières prévisions concernant la croissance française en 2013, qui sera, comme nous l’avons indiqué plus haut, de + 0,1 % d’après l’OCDE, c’est-à-dire quasi-inexistante, montrent à l’évidence que Hollande n’a rien fait pour la croissance et, par conséquent, que, face à la crise, il est tout aussi inefficace que Sarkozy.

 

La France va donc continuer à s’appauvrir et le chômage à exploser. En menant une bonne partie de sa campagne pour la Présidentielle sur le thème de la croissance et en ne faisant rien, une fois élu, pour obtenir son déclenchement, Hollande a trompé les Français et montré qu’il est indigne, comme Sarkozy, de les diriger. Il est grand temps, décidément, d’envoyer les inutiles -quand ils ne sont pas volontairement malfaisants !- du PS et de l’UMP dans les poubelles de l’Histoire et de travailler à la reconstruction de l’Etat français, un Etat nationaliste qui mettra en œuvre les solutions d’un socialisme identitaire dont nous avons exposé ce que pourrait être, par exemple, la démarche concernant la restitution de son pouvoir d’achat à notre peuple (cf., toujours, notre commentaire du 24 décembre 2012), démarche qui s’appuierait sur un retour à la croissance parfaitement envisageable dès lors que l’on a la volonté de servir la France et son peuple, et d’utiliser les moyens qui sont à la disposition des pouvoirs publics pour cela.

 

LES SOLUTIONS DU SOCIALISME IDENTITAIRE POUR RETROUVER LA CROISSANCE

 

Car ces moyens existent, qui permettraient d’obtenir l’indispensable relance économique en frappant juste et fort. Les nationalistes français totalement ouverts à l’idée impériale européenne que nous sommes souhaitent, bien évidemment, que cela se fasse en concertation avec nos partenaires européens, et nous avons donné les grandes lignes de ce que devrait être une action européenne en conclusion de notre commentaire du 28 février concernant les dernières élections italiennes.

 

Toutefois, il est d’ores et déjà possible d’agir dans le cadre français, d’une part, comme nous l’avons indiqué plus haut, en appliquant vigoureusement le mécanisme de la TVA sociale pour défendre nos productions, d’autre part en dégageant une masse importante de financement de notre relance grâce à la dénonciation, partielle et ciblée, de notre dette souveraine. Ainsi que nous l’avons rappelé au début de cet article, l’alourdissement de celle-ci est venu, en effet, pour une bonne part, du besoin de financement des plans de redressement économique rendus nécessaires par la crise des subprimes. Il serait donc parfaitement légitime de déduire des sommes dues aux banques américaines au titre de la dette souveraine, d’une part ce qui correspond à l’effet des subprimes, et, d’autre part, ce qui correspond aux montants des plans de redressement mis en œuvre pour combattre cet effet.

 

Pour être complet, le financement dégagé par la dénonciation partielle de la dette serait majoré des dédommagements qu’il convient d’exiger de Standard & Poor’s, dont la notation favorable aux dérivés des subprimes a égaré les investisseurs et est ainsi à l’origine de la gigantesque crise financière, économique et monétaire où la France, comme l’ensemble de ses partenaires européens, se trouve immergée. Bien entendu, Standard & Poor’s se verrait interdire toute activité sur le territoire français -en attendant l’ensemble de l’espace européen- de même, cela va sans dire, que Goldman Sachs, puisque, en conseillant à la Grèce de maquiller ses comptes pour entrer dans la zone euro, c’est cet établissement emblématique des gnomes spéculateurs et usuriers de Wall Street qui a confectionné le détonateur du volet monétaire de la crise où les peuples européens sont aujourd’hui plongés, une crise méthodiquement construite dans le but de détruire l’euro et de rétablir la suprématie du dollar.

 

Tel est le programme qu’il paraît indispensable d’appliquer pour redresser la France : qu’attend-on pour aller dans cette direction ?

 

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