Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ForumSi

8 JUIN 1941 : L’AGRESSION BRITANNIQUE CONTRE LA FRANCE EN SYRIE

8 Juin 2020 , Rédigé par forumsi Publié dans #Honneur aux combattants français !

En juin 1941, des combattants français résistent à l’agression britannique en Syrie

En juin 1941, des combattants français résistent à l’agression britannique en Syrie

Extrait de l’ouvrage « Ibn-Séoud ou la Naissance d’un royaume » de Jacques Benoist-Méchin (chapitre XCV) :

 

« LES FRANÇAIS LUTTÈRENT COMME DES FOUS SUR TOUTE LA LIGNE »

 

« Sitôt l’affaire irakienne liquidée, Lord Wavell chargea le général Sir Henry Maitland Wilson d’expulser les Français de Syrie. Des bruits tendancieux, mis en circulation au Caire, avaient fait croire au commandant en chef britannique que la Syrie était occupée -ou allait l’être incessamment- par de forts contingents allemands [Déclarations du général Wavell, Combat, 4 juillet 1946]. Ces rumeurs étaient dénuées de tout fondement et le général Wavell hésitait à intervenir. Mais comme les Français Libres insistaient, et que le général Catroux, représentant du général de Gaulle dans le Proche-Orient, s’était déclaré prêt à ‘’accorder une pleine indépendance aux Syriens et à mettre fin aux mandats dans le Levant’’ [Général Catroux : Proclamation à la radio du Caire, le 8 juin 1941], les Anglais considérèrent sans doute qu’ils ne trouveraient jamais une meilleure occasion d’annuler la concession qu’ils avaient faite à la France en 1916, et qu’ils n’avaient jamais cessé de regretter depuis lors.

 

Après un bombardement aérien très violent, déclenché sans préavis sur Beyrouth et Nérab, les troupes anglo-gaullistes, appuyées par des contingents hindous et australiens, attaquèrent la Syrie à l’aube du 8 juin. Le général Dentz, haut-commissaire français dans les territoires du Levant, ordonna à ses troupes de se défendre avec vigueur.

 

Des combats meurtriers s’engagèrent sur terre, sur mer et dans les airs. « Les Français luttèrent comme des fous sur toute la ligne », déclara un officier britannique qui prit part aux combats [Déclaration du Lt-commander Hugh Hodgkinson, de la Royal Navy]. A Palmyre, notamment, un bataillon commandé par le commandant Ghérardi, solidement retranché dans les ruines du temple de Baal, tint tête pendant plus de treize jours aux forces anglo-hindoues, luttant à un contre dix avec l’énergie du désespoir.

 

Cependant, le 15 juin, les troupes françaises qui combattaient dans le Sud, le long de la côte, et qui avaient été décimées par le feu des canons de marine britanniques, se virent obligées d’évacuer Saïda et huit jours plus tard, les forces anglo-gaullistes pénétrèrent à Damas, au milieu d’une foule indifférente (22 juin). Cette « relève d’occupants » ne l’intéressait plus.

 

La garnison de Palmyre, réduite à une poignée d’hommes, résistait toujours. Mais ses derniers éléments -une compagnie de la Légion- luttaient à présent à un contre cent. Mourant de soif et ayant épuisé leurs dernières cartouches, ils finirent par capituler, au soir du 3 juillet.

 

Epuisés, manquant de renforts, de chars, d’avions, de matériel lourd et d’essence, constamment sur la brèche et n’ayant parfois pas dormi depuis huit jours, les forces du général Dentz ne pouvaient sortir victorieuses de cette lutte inégales où le courage, quel qu’il fût, ne pouvait suppléer à l’insuffisance des armements. Le 10 juillet, le haut-commissaire français reçut du maréchal Pétain l’autorisation de demander une suspension d’armes. Le 14 juillet, un armistice signé à Saint-Jean d’Acre mettait un terme aux hostilités. Les Français avaient fait 2 000 prisonniers. Mais ils comptaient 1 819 morts et disparus [Dont 405 officiers et sous-officiers. Rapport officiel du général Dentz, cité par le commandant Guiot, dans son ouvrage : Combats sans espoir, p. 195].  De leur côté, les Anglais avouaient 4 500 tués ou blessés.

 

Quinze jours plus tard, en exécution des promesses du général Catroux, les mandats français étaient officiellement abolis. Un gouvernement syrien était constitué sous la présidence du cheik Tageddine-El-Hassani et le général Spears s’installait à Damas pour « contrôler » l’action des agents gaullistes, dont la présence n’était tolérée qu’à titre provisoire. La France était virtuellement exclue du Levant, en attendant de l’être d’une façon effective. »

 

Le commentaire de ForumSi :

 

8 JUIN 1941 : L’AGRESSION BRITANNIQUE CONTRE LA FRANCE EN SYRIE

 

Il paraît que le peuple français devrait se pâmer d’admiration devant la politique menée par la Grande-Bretagne durant la Seconde Guerre mondiale. Nous nous demandons bien pourquoi. En effet, après avoir largement œuvré au déclenchement, le 1er septembre 1939, de la Dernière Guerre en poussant les Polonais à une attitude intransigeante, alors que le Reich souhaitait une entente avec la Pologne pour s’en prendre plus librement à l’Union soviétique, la Grande-Bretagne abandonnait lâchement nos troupes pendant la Bataille de France, après que les offensives allemandes des 10 et 12 mai 1940 eurent coupé l’armée française en deux, la rendant ainsi plus vulnérable. On connaît la suite : après 60 jours de combats acharnés et 120 000 morts, dans l’incapacité de faire face par manque de matériel et de couverture aérienne (Ah ! si la Royal Air Force n’avait pas déserté…), la France, par la voix du maréchal Pétain, entamait des pourparlers d’armistice, « dans l’honneur et entre soldats ».

 

Mais la perfidie britannique ne devait pas s’arrêter là. Quelques jours après l’Armistice, le 3 juillet 1940, la flotte britannique attaquait les forces navales françaises basées à Mers el-Kébir, en Algérie, mettant hors de combat la plupart de nos navires et tuant près de 1 300 des marins français qui avaient résisté à cette lâche agression, menée sous le prétexte fallacieux que l’Etat français avait l’intention de livrer notre flotte aux Allemands. C’était un pur mensonge, qu’a confirmé le sabordage de la flotte française à Toulon, le 27 novembre 1942, sabordage visant à échapper à une éventuelle mainmise de l’Allemagne, dont les forces avaient envahi la zone libre après l’agression (une de plus !) anglo-saxonne contre nos territoires d’Afrique du Nord le 8 novembre 1942. Quelle était alors la raison véritable de l’agression contre Mers el-Kébir ? Dans un ouvrage remarquable, « Soixante Jours qui ébranlèrent l’Occident », Jacques Benoist-Méchin suggère que l’objectif de Churchill était peut-être de montrer au Reich que la Grande-Bretagne était prête à tout pour défendre ce qu’elle estimait être ses intérêts. C’est tout à fait possible, de même qu’il est tout à fait possible que la Grande-Bretagne ait profité de la situation pour affaiblir une marine française qui s’était considérablement renforcée sous la direction de l’amiral Darlan. Quoiqu’il en soit, cette agression fut un ignoble coup de couteau dans le dos d’un allié qu’on venait de lâchement laisser tomber.

 

On notera que De Gaulle et ses partisans, représentants, paraît-il, de l’« honneur français », ne quittèrent pas immédiatement la Grande-Bretagne après ce coup de poignard dans le dos. Qui plus est, ils eurent l’indécence de participer à deux agressions britanniques ultérieures contre des territoires sous contrôle français. La première se déroula du 23 au 25 septembre 1940, et opposa, au large de Dakar, une flotte britannique accompagnée de navires gaullistes aux forces armées françaises, commandées par le gouverneur général Boisson, qui repoussèrent les agresseurs.

 

La seconde est celle contre la Syrie, alors sous mandat français, où les gaullistes n’hésitèrent pas, une fois encore, à accompagner leurs inspirateurs britanniques dans des combats contre des Français. Qu’est-ce qui les y obligeait ? Comment peut-on avoir ainsi perdu tout sens de l’honneur le plus élémentaire ? Ne furent-ils pas gênés de voir avec quelle vaillance, en face d’eux, des Français se battaient pour défendre les intérêts français contre les sordides appétits britanniques. C’est cette vaillance que Benoist-Méchin raconte ci-dessus, avec son sens habituel de la geste historique. Car la résistance de nos forces fut alors exemplaires et mérite de rester parmi les hauts faits d’arme des combattants français :

 

HONNEUR AUX COMBATTANTS FRANÇAIS DE JUIN 1941 EN SYRIE ! HONTE À CEUX QUI ONT TRAHI LA FRANCE POUR APPUYER L’AGRESSION BRITANNIQUE !

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article