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CATALOGNE, LOMBARDIE, VÉNÉTIE : QUAND ON JOUE CONTRE LA NATION, ON JOUE CONTRE L’EUROPE !

26 Octobre 2017 , Rédigé par forumsi Publié dans #Espagne : la Catalogne en crise

CATALOGNE, LOMBARDIE, VÉNÉTIE : QUAND ON JOUE CONTRE LA NATION, ON JOUE CONTRE L’EUROPE !

Extrait du site metamag.fr, le 25 octobre 2017 :

 

GABRIELE ADINOLFI, À PROPOS DE « LA FARCE DES AUTONOMIES VÉNITIENNES ET LOMBARDES »

 

« (…) Contrairement à la Catalogne, le scrutin italien était autorisé par Rome et les résultats sont écrasants : la Vénétie et la Lombardie ont largement voté ‘’oui’’ à davantage d’autonomie. 98% pour les premiers, 95% pour les seconds, selon des chiffres quasi-définitifs.
La participation est estimée à respectivement 57% et 40%. Il s’agit donc bien d’une nouvelle poussée régionaliste en Europe bien que les organisateurs du scrutin assurent rester pleinement dans le cadre de l’unité italienne. Gabrielle Adinolfi notre correspondant italien tient à nous préciser les choses. ML

 

Que nous montrent les référendums en Catalogne, en Vénétie et en Lombardie ?

Que le système État-nation des derniers siècles est en crise.

Que la Mondialisation opère deux mouvements égaux et opposés : l’un conduit à l’internationalisation de pouvoirs forts, l’autre au redéploiement des petits pouvoirs locaux.

Qu’il n’y a pas de réponse satisfaisante à tout cela qui ne repose pas sur une logique impériale.

 

Pourquoi une logique impériale? 

Parce qu’elle est la seule à avoir une vision transcendante qui permet de ressentir une profonde unité commune, et à posséder une structure en mosaïque qui exalte toutes ses carreaux sans les concurrencer entre eux.

Parce qu’elle est la seule à garantir une dimension continentale lui permettant d’avoir le pouvoir nécessaire pour sauvegarder et renforcer toutes les ethnies européennes.

Sans cela, ces référendums non reconnus montrent toutes les limites des réponses autonomistes et séparatistes qui sont basées sur une vague mémoire de l’identité ethnique qui est toutefois élargie à des masses d’immigrants pourvu qu’ils parlent, par exemple catalan, et dont le principal levier en réalité est celui d’une réforme fiscale avantageuse.

Si d’un côté nous assistons à la résistance des centralisateurs qui ne semblent pas se rendre compte de la réduction du pouvoir et de l’autorité de l’État-nation dans l’âge des satellites, il y a de l’autre côté des revendications seulement égoïstes, individualistes et atomisés.

 

Pour le moment, tout ceci n’est qu’une farce pathétique. »

 

Le commentaire de ForumSi :

 

CATALOGNE, LOMBARDIE, VÉNÉTIE : QUAND ON JOUE CONTRE LA NATION, ON JOUE CONTRE L’EUROPE !

 

Ce petit texte, clair et bienvenu, a le mérite de remettre à leur place les pitreries des régionalistes indépendantistes. Il est évident, en effet, que celles-ci perdent de leur éventuelle séduction, dès lors que l’on se place dans la « logique impériale », logique issue d’une « vision transcendante » qui s’incarna dans l’Empire romain et les tentatives ultérieures de le reconstruire, une reconstruction dont tout Européen bien né a compris qu’elle représentait l’objectif à atteindre et vers lequel doivent tendre toutes nos forces. Etant précisé que, en ce qui concerne la « structure en mosaïque », il y a lieu de rappeler que celle-ci est une structure hiérarchisée : la nation est au-dessus des régions et l’Empire est au-dessus des nations. Car si l’on ne rappelle pas cette évidence, si on laisse entendre, par exemple, que les régions sont au même niveau que les nations, ce qui est une absurdité logique, on ouvre la voie à un retour des récriminations régionalistes antinationales que l’on doit éviter, puisque leur seule conséquence est de mettre à mal l’esprit unitaire impérial, en dressant des Européens les uns contre les autres. Et la conclusion qui s’impose est, dès lors, d’une totale clarté : quand on joue contre la nation, on joue contre l’Europe !

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