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LA LOGIQUE DE LA MONDIALISATION, IL FAUT L’IDENTIFIER, LA DÉNONCER ET LA COMBATTRE !

Rédigé par forumsi

La mondialisation comporte de nombreux aspects. Pour identifier clairement ce qu’est sa logique, il convient de retenir ce qui est central et d’en observer le déroulement et les conséquences.

 

Ce qui est central, c’est que la mondialisation permet aux entreprises de maximaliser leurs profits, dès lors que, pour la production d’un bien quelconque, elles ont la possibilité de délocaliser en tirant avantage du différentiel de prix de revient.

 

Prenons l’exemple d’un bien A, fabriqué en France pour un prix de revient de 100 et vendu 150 sur le marché français. Ajoutons que ce même bien peut également être fabriqué en Chine pour un prix de revient de 50. Avant la mondialisation, c’est-à-dire avant la suppression des droits de douane décidée dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce, l’entreprise chinoise susceptible de fabriquer le bien aurait dû payer, pour l’exporter en France, des droits de douane qui, ajoutés aux frais de transport, annulaient l’avantage concurrentiel dû au différentiel de 50 sur le prix de revient. Le bien restait donc fabriqué en France où, vendu 150, il rapportait un profit de 50.

 

Dans le cadre de la mondialisation, avec la libre circulation des capitaux et des marchandises, l’entreprise française a la possibilité de délocaliser en Chine la production de biens A, qu’elle va, bien entendu, continuer de vendre en France. Les conséquences sont alors les suivantes :

 

-le prix de revient n’est plus de 100, mais de 50, auxquels on ajoutera 10 de frais de transport ;

-le profit réalisé en France est donc maintenant de 150 - 60 = 90, au lieu de 50 ;

-les salariés de l’entreprise française ont perdu leur emploi.

 

La logique du système est contenue dans ces quelques chiffres, qui montrent que, pour quelques capitalistes qui s’enrichissent grassement, il y a toute une population de travailleurs français que l’on pousse vers la prolétarisation. Bien entendu, les profiteurs capitalistes paient abondamment de soi-disant « économistes » qui vont expliquer que la mondialisation se fait au bénéfice du « consommateur » (un mot qui commence mal, aurait dit le duc d’Orléans), puisque, pour faire passer la délocalisation, l’ex-producteur devenu importateur a intérêt à retenir, par exemple, un prix de vente de 130 au lieu de 150, qui lui assure quand même un profit maximalisé de 130 - 60 = 70 (au lieu de 50 dans la situation initiale de production en France).

 

Bien évidemment, les pseudo-économistes, qui captent la faveur du consommateur en lui disant que la mondialisation lui permet d’acheter moins cher les biens qu’il convoite, se gardent bien de rappeler à ce même consommateur que, à force de délocalisations, il n’y aura à terme plus de travail en France et que les indemnités de chômage qui permettent encore de réaliser des achats ne seront pas éternelles…

 

On signalera, pour terminer, que la logique de la mondialisation est entrée dans la phase extrême de son déroulement, car si elle est, comme on vient de le voir, une machine à maximaliser les profits au bénéfice du petit nombre de personnes constituant ce que l’on appelle l’« hyper classe mondiale », elle est également une machine à tirer vers le bas l’ensemble des salaires de par le monde. Les délocalisations ne s’arrêtent pas en Chine, en effet, puisque, en 2017, des entreprises européennes ayant délocalisé dans ce pays s’apprêtaient à le quitter pour le Bangladesh, où les salaires sont moins élevés. Ainsi, progressivement, s’achemine-t-on vers un salaire mondial stabilisé à son niveau le plus bas possible, pendant que les profits, réservés à un tout petit nombre de personnes, auront atteint un niveau maximal.

 

LA MONDIALISATION N’EST PAS UNE FATALITÉ : VOICI COMMENT S’EN SORTIR

 

Nous ne pouvons évidemment nous satisfaire d’un tel système qui, en France en particulier, et plus largement dans toute l’Europe, a pour conséquence d’annuler des siècles de progrès social au bénéfice des seuls caisses de quelques capitalistes, qu’ils soient de Wall Street, de la City ou d’ailleurs. Nationalistes, nous considérons en effet que la production doit d’abord servir à assurer un revenu décent à notre peuple, tout en garantissant son emploi. Or, tel n’est pas le cas, à l’évidence, avec la mondialisation et ses conséquences, puisqu’on se trouve alors en face d’une situation d’injustice majeure, c’est-à-dire de l’un de ces cas de déséquilibre profond dans l’ordre du monde dont la Tradition européenne estime qu’il est une insulte aux dieux.

 

Car c’est bien à un tel cas d’injustice majeure que nous sommes aujourd’hui confrontés avec les conséquences de la mondialisation, qui a pour effet de détruire l’appareil productif européen et de prolétariser les peuples d’Europe, à commencer par le peuple français. Pour remédier à cette situation scandaleuse, fruit des politiques libérales de ceux qui prétendent nous gouverner, il n’est qu’une solution, que la logique impose : prendre le contrepied systématique de la logique de la mondialisation, c’est-à-dire mener une politique volontariste de relance, afin de relocaliser nos productions, ainsi que de protection de l’appareil productif ainsi reconstitué.

 

Mais comment financer la relance et comment assurer la protection de notre appareil productif renouvelé ?

 

Il n’est pas nécessaire de chercher bien longtemps, car les moyens existent d’ores et déjà, qui permettraient d’obtenir l’indispensable relance économique en frappant juste et fort, des moyens utilisables sans attendre une quelconque concertation avec nos partenaires européens. Ils pourraient reposer, par exemple, sur une application vigoureuse du mécanisme de la TVA sociale pour défendre nos productions, ces dernières étant relancées à l’aide d’une importante masse de financement obtenue grâce à la dénonciation, partielle et ciblée, de notre dette souveraine, celle qui est due aux banques américaines, pour un montant égal à l’effet de la crise des subprimes sur notre économie, majoré du montant des plans de redressement mis en œuvre pour annuler cet effet, ce qui devrait permettre de mobiliser les quelques centaines de milliards d’euros dont nous avons besoin pour financer notre relance.

 

Pour rendre ce dispositif vraiment complet, le financement dégagé par la dénonciation partielle de la dette serait majoré des dédommagements qu’il convient d’exiger de Standard & Poor’s, dont la notation favorable aux dérivés des subprimes a égaré les investisseurs et est ainsi à l’origine de la gigantesque crise financière, économique, monétaire et sociale où la France, comme l’ensemble de ses partenaires européens (y compris l’Allemagne, même si c’est dans une moindre mesure), se trouve aujourd’hui immergée. Bien entendu, Standard & Poor’s se verrait interdire toute activité sur le territoire français -en attendant l’ensemble de l’espace européen- de même, cela va sans dire, que Goldman Sachs, puisque, en conseillant à la Grèce de maquiller ses comptes pour entrer dans la zone euro, c’est cet établissement emblématique des gnomes spéculateurs et usuriers de Wall Street qui a confectionné le détonateur du volet monétaire de la crise où les peuples européens sont plongés, une crise méthodiquement construite dans le but de détruire l’euro -car il faudrait que l’on prenne conscience, au FN par exemple, que Wall Street déteste l’euro- et de rétablir la suprématie du dollar.

 

Nous n’attendons évidemment pas que les gouvernements républicains se lancent dans une telle politique, alors qu’ils ont tout fait pour faciliter la mise en œuvre des mécanismes pervers de la mondialisation, mais nous considérons qu’il nous appartient, à nous nationalistes, d’identifier, de dénoncer et de détruire ces mécanismes, tout en proposant les solutions qui permettraient à notre peuple de retrouver le plein-emploi et les moyens de financement d’une politique de justice sociale :

 

LES SOLUTION DU REDRESSEMENT EXISTENT : EXIGEONS LEUR APPLICATION !   

 

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