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JEAN-JACQUES SUSINI : JEUNE NATION, L’OAS ET ORDRE NOUVEAU

7 Juillet 2017 , Rédigé par forumsi Publié dans #La France aux Français !

JEAN-JACQUES SUSINI : JEUNE NATION, L’OAS ET ORDRE NOUVEAU

Jean-Jacques Susini, mort le 3 juillet, restera, quelles que soient les éventuelles critiques et les éventuelles zones d'ombre, le symbole vivant de l'activisme idéaliste des jeunes étudiants algérois qui combattaient pour l'Algérie française. Proche du mouvement Jeune Nation, le brillant interne en médecine de l'hôpital Moustapha d’Alger (nous avons un doute sur l'hôpital : était-ce bien celui-là ?), qui s'était éveillé à la politique en voyant sa grand-mère corse pleurer à l’écoute des discours de Mussolini, se lança en effet totalement dans ce combat, qui le vit entraîner à sa suite les étudiants d'Alger sur les barricades de janvier 1960 (où on le voit ci-dessus à la gauche de Pierre Lagaillarde), être emprisonné pendant plusieurs mois après cet épisode insurrectionnel, puis fonder l'Organisation armée secrète où il devint un conseiller très écouté du général Salan.

 

Les jeunes qui le suivaient furent des combattants redoutables de l'OAS, en particulier Jean-Marcel Zagamé, qui dirigeait les fameux commandos « Z ». Lorsque tout sembla perdu, Susini tenta de sauver ce qui pouvait encore l'être en négociant avec certains dirigeants du FLN. On ne lui en fera pas le reproche, car la politique, c'est aussi de savoir négocier lorsque c'est nécessaire, d'autant plus que Susini savait bien que, malgré les événements, les Arabes d'Algérie n'étaient pas foncièrement hostiles à la France, qui étaient restés fidèles au Maréchal jusqu'à la fin de l'Etat français. Ceux qui veulent en savoir plus sur cette période se reporteront avec profit à un ouvrage de François Duprat, « Les Mouvements d'extrême droite en France depuis 1944 », qui raconte de façon très vivante le combat des jeunes nationalistes pour l'Algérie française.

 

Terminé l'épisode algérien, Susini n'avait pas pour autant abandonné la politique. C'est ainsi que, au tout début des années 70, il s'était rapproché d'Ordre nouveau. Nous l'avions rencontré à cette période-là chez François Brigneau, lors d'une grande fête où s’étaient retrouvés Gérard L., qui terminait l'ENA à l’époque, Alain Robert, le normalien Pascal G., et de nombreux autres camarades particulièrement déchaînés (il faut dire que le stock de champagne, qui était loin d’être négligeable, s'était vite épuisé...). Susini se trouvait un peu à l'écart de ces grands débordements, dans une petite pièce de la maison de Brigneau où nous étions allés le saluer, à quelques-uns : il nous avait fixés de ses yeux très clairs et perçants, et nous avions devisé un peu, très amicalement. Car cet homme-là, qui nous avait beaucoup impressionnés, aimait ce que nous étions : et c'est cela qui restera !

 

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