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CARNAGE DE NICE : LA RÉACTION DE GABRIELE ADINOLFI ET QUELQUES RÉFLEXIONS

20 Juillet 2016 , Rédigé par forumsi Publié dans #Terrorisme : après Nice à qui le tour ?

CARNAGE DE NICE : LA RÉACTION DE GABRIELE ADINOLFI ET QUELQUES RÉFLEXIONS

Il y a quelques jours, nous avons traduit, pour Gabriele Adinolfi, le lumineux petit article que celui-ci a consacré, dans NoReporter, à l’attentat de Nice. Nous reproduisons, ci-dessous, cette traduction, avec quelques commentaires.

Extrait du site italien d’information en ligne NoReporter, le 15 juillet 2016 à 9 heures 2 (article de Gabriele Adinolfi) :

« NICE, PROMENADE DES ANGLAIS »

« On ne peut pas se contenter d’une seule clé de lecture »

« A Nice, il y a, comme d’habitude, des éléments inquiétants : le terroriste habituel qui perd sa carte d’identité, le Valls habituel qui prédit des massacres, etc., etc. En attendant, le mécanisme fonctionne à plein régime.

D’une part, il y a ceux qui disent que la situation n’est plus sous contrôle et que le terrorisme que nous subissons débouchera sur une guerre religieuse et raciale que l’on ne pourra plus éviter. D’autre part, il y a ceux qui parlent de guerres ‘’obliques’’, menées par diverses puissances au moyen des services secrets et des bandes terroristes. Enfin, il y a ceux qui affirment que tout cela est une opération concoctée au ‘’sommet’’ : des gens manœuvrent pour apporter la terreur et asseoir ainsi leur pouvoir oligarchique, par le renforcement du conditionnement des foules.

En réalité, c’est tout cela tout à la fois. Tout, excepté que la situation ne soit plus sous contrôle, chose à laquelle je ne crois pas, même pas un peu. Pour le reste, il est évident que nous sommes en présence d’un humus favorable à la création et au développement de terroristes hallucinés, de même qu’il est probable que ceux qui frappent soient souvent autonomes et spontanéistes. Quoiqu’il en soit, il est indéniable que divers services les manipulent -comme on l’a découvert dans quasiment tous les massacres survenus en France et en Belgique. Et, pour réaliser ces manipulations, il est également indéniable que l’on utilise des techniques subtiles, essentiellement psychologiques, et que l’on ne recourt pas à des enrôlements véritables : il s’agit là d’un élément qui mérite d’être pris en considération, ce qui n’est jamais le cas lorsque c’est nécessaire. Que ce soit de cette façon-là que se déchaînent les guerres par délégation entre gouvernements ou entre alliances internationales est certainement vrai. Parfois même va-t-on jusqu’à faire abstraction des intentions des terroristes-marionnettes. Et tout ceci, qui ne donne jamais lieu à aucun débat, renforce, en définitive, le système oligarchique, lequel ne fait rien, par conséquent, pour empêcher quoique ce soit, mais, au contraire, contribue pesamment au conditionnement du troupeau que l’on mène à l’abattoir.

Par conséquent, ils ont raison ceux qui dénoncent la menace djihadiste, mais aussi ceux qui évoquent, sans être plus précis, des pistes internationales, et enfin ceux qui accusent les cercles dirigeants nationaux et internationaux. Tout se tient et réciproquement, et l’on ne peut faire front que si l’on en est conscient. »

Le commentaire de ForumSi :

CARNAGE DE NICE : L’ANALYSE DE GABRIELE ADINOLFI

Il n’y a pas grand-chose à ajouter à ce que dit Adinolfi, si ce n’est que, mises à part les différentes hypothèse possibles qu’il rappelle, des questions et remarques précises doivent être posées, à l’attention de ce qui nous sert de « pouvoirs publics », à propos de cet attentat qui, contrairement à ce qu’espéraient les tenants du « loup solitaire », a finalement été revendiqué par l’Etat islamique.

La première concerne la personnalité du terroriste. Celui-ci n’était pas un « Franco-Tunisien », comme cela avait été annoncé tout d’abord (cf. notre article du 15), mais un « Tunisien » tout court, muni d’un titre de séjour. Comment se fait-il que celui-ci ne lui ait pas été retiré, alors que ce sinistre personnage était sous le coup de diverses condamnations pour des faits de violence ? Et comment se fait-il que ce sinistre personnage n’ait pas été expulsé, et confié aux bons soins des autorités tunisiennes, même si celles-ci sont probablement moins efficaces que celles d’Algérie en matière de traitement adapté de ce genre d’individu ?

Est-ce là un effet de la suppression de la soi-disant « double-peine », par le lamentable Sarkozy si nos souvenirs sont bons. Un lamentable Sarkozy qui se montre beaucoup en ce moment, avec des airs et un décorum de président de la République encore en exercice : quand va-t-on demander des comptes à cet insupportable prétentieux, non seulement à propos de la double-peine, mais aussi à propos de la Libye, que son intervention a contribué à transformer en sanctuaire pour nos ennemis de l’Etat islamique ?

Des ennemis à propos desquels on doit continuer à se poser de nombreuses questions. Adinolfi note fort justement que les soi-disant « loups solitaires » sont manipulés, a fortiori lorsqu’il s’agit d’esprits un peu « dérangés » comme c’est le cas, nous dit-on, du terroriste de Nice. Mais manipulés par qui, en l’occurrence ? Pour le savoir, il faut, comme toujours, répondre à la question centrale : à qui profite le crime ? Dans le cas de Nice, c’est simple, nous dira-t-on : à l’Etat islamique, qui veut ainsi punir la France de participer aux opérations militaires qui le frappent.

LES MESURES À PRENDRE POUR VAINCRE LE TERRORISME

Mais alors, pourquoi la France est-elle ainsi le seul pays occidental à être visé, de plus en plus lourdement depuis janvier 2015, si l’on fait abstraction des attentats de Bruxelles ? N’est-ce pas curieux ? Et l’Etat islamique, qu’est-ce que c’est que cette organisation dont les authentiques nationalistes arabes, qu’il s’agisse de ceux du Baas, du Hezbollah ou du Hamas, se méfient comme de la peste et combattent les armes à la main ? Et comment se fait-il que cette organisation terroriste, si douée pour accomplir les attentats les plus monstrueux, n’ait JAMAIS rien tenté contre Israël et les intérêts sionistes ? Voilà des questions auxquelles on aimerait bien que des réponses soient apportées, qui permettrait d’approcher la réponse à la question centrale, répétons-le : à qui profite le crime ?

Est-ce un hasard ? Il y en a, en tout cas, qui ne perdent pas le Nord et cherchent à tirer profit du crime en question, ce sont les pêcheurs en eau trouble sionistes, dont les gros sabots sont de moins en moins discrets, puisque divers gras médias, i-Télé en particulier, ont indiqué que les « autorités israéliennes » avaient proposé au gouvernement français de le faire profiter de leur « expertise » en matière de lutte contre le terrorisme après l’attentat de Nice. Fort heureusement, la France n’a pas donné suite à cette indécente proposition -espérons que Hollande ne changera pas d’avis- venant d’un Etat-pirate dont la politique a conduit, les décennies passant, à déstabiliser totalement le Moyen-Orient, déstabilisation dont l’EI et ses crimes ne sont que les plus récentes conséquences : mais les pyromanes ne craignent jamais de se présenter comme des pompiers !

De pompiers comme ceux-là, la France n’a nul besoin, à qui elle devrait plutôt demander des comptes sur les résultats de sa scandaleuse politique, dont des victimes françaises paient aujourd’hui le prix de ses sanglantes conséquences. Ce moment des comptes viendra, mais en attendant, il faut faire face à la situation actuelle, qui mérite des mesures radicales. Il s’agit, non seulement de rétablir la double-peine, mais aussi de contrôler solidement nos frontières, de sécuriser sérieusement les rassemblements de foule, de ratisser totalement les soi-disant « zones de non-droit » lâchement abandonnées par la lamentable République aux racailles « radicalisables », de réarmer le peuple français, qui fut un grand peuple combattant et dont une large partie ne sait plus, aujourd’hui, ni se battre, ni utiliser une arme à feu (ce qui était évidemment le résultat recherché par la République castratrice), et, last but not least, d’entamer enfin une politique d’inversion des flux migratoires. Vaste programme ? Peut-être, mais exaltant et, surtout, indispensable programme. En effet, du 7 janvier 2015 au 14 juillet 2016, les attaques terroristes ont tué 235 personnes en France : n’est-il pas temps de faire le nécessaire pour que ça cesse ?

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