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CHAOS DU VENDREDI-13 : L’ANALYSE DE GABRIELE ADINOLFI (SUITE)

31 Décembre 2015 , Rédigé par forumsi Publié dans #Le chaos du Vendredi-13

CHAOS DU VENDREDI-13 : L’ANALYSE DE GABRIELE ADINOLFI (SUITE)

Le 23 novembre, nous avons mis en ligne et présenté une vidéo dans laquelle Gabriele Adinolfi livre ses premières réflexions sur les attentats du vendredi 13 novembre. En complément, nous proposons ci-dessous à nos lecteurs les principaux extraits d’un article très dense d’Adinolfi sur le même sujet, ainsi que notre habituel commentaire.

Extrait du site italien d’information en ligne NoReporter, le 15 novembre 2015 à 21 heures 36 (article de Gabriele Adinolfi) :

« PARIS BRÛLE-T-IL ? »

« (…) Paris : celui qui, hystérique, croit à "la guerre" ou au "choc des civilisations" se prend une baffe colossale. Celui qui dit qu'il n'y a pas de guerre de religion ou de choc des civilisations se ramasse une baffe colossale. Paradoxe apparent seulement, puisque que la guerre de religion, bien qu’ultra-minoritaire, a été induite et se produit. Comme le véritable choc des civilisations, elle est en cours depuis un bon siècle et elle est en fait une offensive fanatique contre la civilisation, dont les djihadistes, réels ou présumés, sont au mieux les recrues de la dernière heure, au pire les agents spéciaux infiltrés. Cette observation, par laquelle nous conclurons également, étant posée, commentons maintenant le coup d’État du 13 novembre dans la capitale française.

Pourquoi un coup d’Etat ?

Considérations intérieures :

1-Des mesures spéciales accompagnent le tournant opéré par Valls, Premier ministre d'un gouvernement marqué par une forte imprégnation antifasciste, antinationale, anti-mâle et sexiste. Trivialement, le Premier ministre socialiste a mis son pays sur la route de l'« Union nationale », qui doit se battre en même temps contre le Front national et le terrorisme -les deux faces de la même pièce, d’après lui- et, grâce à l'aimable contribution des attaques de Paris, est devenu pratiquement un présidentiable.

2-L’état d'urgence, s’il est appliqué à la lettre, prévoit la suspension des élections régionales des 6 et 13 décembre, pour lesquelles les sondages du 12 novembre prévoyaient la défaite de la majorité gouvernementale, alors que, maintenant, elle serait beaucoup moins malmenée.

3-Du 30 novembre au 11 décembre, se tiendra à Paris la COP 21, la conférence de l'ONU sur le climat, conférence qui fournira l'occasion de virages autoritaires dont certains sont inouïs, par exemple ce que dénonce Maurizio Blondet, à savoir la création d'un "Tribunal international de justice climatique établi pour répondre aux cas de non-respect des engagements des pays développés (…)". En un mot, cela signifie la création d’un organe supranational qui aura la plus grande liberté de manœuvre pour intervenir dans la gestion des divers pays sous prétexte d'environnement, et qui, dans les faits, fonctionnera comme un commissaire financier et législatif. Il est plausible qu'il s'agisse du premier des trois éléments à installer du moule supranational-mondialiste. Les autres devraient porter sur la lutte contre le terrorisme et le dialogue entre les religions. D'un seul coup, la majorité élyséenne se retrouve au milieu d'un programme ambitieux, dans lequel la France aura toute sa place.

Pourquoi ce coup d’Etat n’a-t-il pas rencontré d’obstacles ?


Considérations extérieures :

1-La France est esclave de la logique dans laquelle elle s'est emprisonnée sous la présidence Sarkozy. Au moment des printemps arabes, Paris croyait que capitaliser sur son expertise et son implication dans le djihad datant de la guerre contre les Russes en Afghanistan était la meilleure carte pour maintenir son influence en Afrique et en Méditerranée (…). Ce faisant, toutefois, la France s'est lié les pieds et les mains avec les

États-Unis (…) et, compte tenu de la facilité qu’ont les Américains de tourner leur veste, s'est exposée à des représailles. (…) Paris n'a jamais parrainé Daech, mais Al-Nosra (Al-Qaïda), et lorsqu’Obama lui a demandé de jouer un rôle de premier plan dans la nouvelle phase de bombardement des troupes de l'État islamique en Syrie, Paris n’a donc pas vraiment changé de camp (…) ; mais cela ne pouvait que dégoûter les Saoudiens et les Qatariens (…). Et (…) les Américains de rire à gorge déployée, surtout si leurs partenaires devaient souffrir de représailles des pétromonarchies. Le changement apparent dans la position française créait en effet des conditions favorables à un acte terroriste dans l’Hexagone.

2-Obama a ensuite étendu sa main sur l'Elysée. Le CFR -c’est-à-dire le groupe de réflexion qui, depuis 1932, produit toute la politique étrangère américaine- a récemment jugé qu'il était important pour les États-Unis de tenir à distance Moscou et Berlin, d’attaquer l'Allemagne et de promouvoir une division de l'UE au profit de zones d'influence polonaises, israéliennes et françaises. Immédiatement après cette communication, la Pologne a fait un bond en avant, tant dans les medias que pour acquérir un poids politique. Après le coup d’État politique et écologique du 13 novembre, la France va, elle aussi, prendre plus de poids. (…).

Conspirationnisme ?

Certes, mais jusqu'à un certain point seulement, puisque, maintenant, les choses sont dites, non seulement sous une forme cryptée, mais aussi très clairement. La presse israélienne avait en effet mis en garde ses citoyens, indiquant même qu'un attentat aurait lieu à Paris le jour fatidique, un responsable des services (…) (allait) jusqu’à préciser, la veille : "vous verrez des choses que vous n'avez jamais vues, ce sera une action terroriste professionnelle". Cela montre que certains étaient au courant et que rien n'a été fait pour empêcher l’action des terroristes, ce qui ne signifie évidemment pas que ceux qui étaient au courant soient directement impliqués. Mais, réfléchissons maintenant sur le terrorisme et les techniques de contrôle. Toute action terroriste préparée efficacement, sauf si elle est réalisée par une personne non connue et ne pouvant recourir à quelque soutien logistique que ce soit, on sait à l'avance qu'elle va avoir lieu et il est au moins possible de l'éviter. De deux choses l’une, dans le cas d’une action terroriste : soit le terroriste est hors de contrôle, soit on l’a laissé faire. Mais cette remarque n’est valable que pour une action terroriste isolée, pas pour trois simultanément. Il est impossible que, dans cette seconde hypothèse, tout le monde soit hors de contrôle (…). Celui qui dit le contraire le fait parce que son cerveau refuse d'accepter la réalité et qu'il fait tout pour se donner l'illusion d'être encore dans une autre époque. Celui qui s'accroche à l'incompétence présumée des services en place ne se rend pas compte des intérêts qui sont en mouvement à certains niveaux, où le droit à l'erreur n'est pas toléré.

S’il ne s’agit pas d’un coup d’Etat, de quoi s’agit-il ?

Que trois commandos aient agi par hasard, simultanément en plusieurs endroits, que certains de leurs membres se soient fait exploser et que les autres aient tous été exécutés par un policier inefficace une seconde avant qu'ils ne le fassent, qu'il n'y ait même pas un survivant à interroger, s'il vous plaît, allez raconter ça à un imbécile ; et si vous le croyez, je suis désolé, mais je crains que vous n’ayez de graves problèmes neuronaux. Qu'il n’existe personne en état de parler, c’est absurde ; et que tout le monde ait été abattu laisse dubitatif et donne même à penser que les chefs militaires ont eu toute liberté de s'échapper (…). En janvier, les auteurs des attentats de Charlie Hebdo et du supermarché Casher ont probablement été manipulés. Même si ces terroristes -tous tués, rappelons-le- ont probablement été formés par les « services » pour combattre en Syrie, il a ensuite été établi qu'ils avaient été armés immédiatement avant les massacres. On savait et, pourtant, on n'a rien empêché, ce qui, même si c'est moralement la même chose, ne signifie pas qu'il y avait un coordinateur en action. A l'inverse, l'offensive du vendredi 13 novembre s'inscrit dans une tout autre dynamique, puisqu'elle relève d'une tout autre étude de cas, à l'instar des attentats du 11 Septembre 2001 à New York, ou de Londres le 7 Juillet 2007 : les opérations sont dirigées par le haut, avec des agents spéciaux directement dans l'action.

Et donc, si c’est un coup d’Etat, ce n’est pas une guerre de religion ?

Ce n'est pas une guerre de religion, sinon en termes de potentialité, mais c'est susceptible de le devenir, surtout si le "format" parisien est reproduit à Rome pendant le Jubilé. Nous ne devons jamais oublier que le Pentagone a favorisé ce scénario depuis 1997 et, que les combattants en Syrie soient des ‘’agents’’ ou pas, ils s'inscrivent dans un certain environnement qui nourrit le fanatisme islamiste (…). (…) les Américains ont, depuis le début des années 90, lâché le communisme armé (lequel avait débuté bien avant la Révolution d'Octobre) et créé à partir de rien le djihadisme, qui, comme Frankenstein, a fini par bouger. Le cerveau nous apprend à discerner, mais il ne faut jamais oublier l'intelligence du corps, celle des cellules épidermiques ou lymphatiques. Que les Brigades rouges, à l'époque de leur ‘’splendeur’’, aient fait le jeu de la Trilatérale et d'Israël est une chose, que leur credo communiste ait été authentique et que leur danger subjectif n'ait pas existé en est une autre. Par conséquent, il faut être conscient de ce qui se passe : quelles sont les directions vers lesquelles se tournent les pouvoirs forts et leurs commensaux locaux, quels sont les degrés de responsabilité, etc., tout cela est crucial mais ne suffit pas. A l'époque de Terza Posizione, nous savions qui étaient les ennemis, le premier, et le deuxième, mais cela ne signifiait pas qu'il n'y avait pas d'affrontement avec ce dernier, le ‘’Front rouge’’ ; s'il n'y en avait pas eu, nous ne serions que des idiots et ils ne seraient rétrospectivement que des victimes.

Le djihadisme, l’internationalisme, l’immigration et le génocide

Pour terminer, je reprendrai le slogan heureux d’Avanguardia Nazionale à l'époque de mes années de lycée : "La société bourgeoise, on la combat en s’opposant au communisme ! Le communisme, on le combat en s’opposant à la société bourgeoise ! ". Modifiez les sujets en fonction de leur évolution historique et vous combattrez la dictature transnationale en vous opposant à la terreur djihadiste, et vice versa. Mais n'oubliez jamais que -guerre religieuse ou pas- le vrai problème auquel nous avons à faire face est ce qui constitue le credo de cette minorité puissante et manipulée qui appuie le remplacement de la population européenne par des vagues de personnes exogènes, pas nécessairement musulmanes, que ces vagues soient appuyées par l'ONU ou par tous les autres acteurs mondiaux. Tous, sans exception.
Ce qui signifie que (…) ce qui est arrivé vendredi dernier à Paris n'est pas un épiphénomène (…) : tout simplement parce que notre extermination se déroule à tous les niveaux et à marche forcée, à chaque minute qui passe. »

Le commentaire de ForumSi :

CHAOS DU VENDREDI-13 : L’ANALYSE DE GABRIELE ADINOLFI (SUITE)

Peut-on parler de « coup d’Etat » ? Les Régionales n’ont finalement pas été annulées, mais il est clair que, les attentats ayant amélioré l’image de Hollande (considéré comme un chef « fiable » au milieu de la tempête, celui-ci a vu sa cote de popularité passer de 25 % à 50 % d’opinions favorables après les attentats du 13 novembre), il en est résulté une défaite moins nette qu’attendu du PS, avec cette contrepartie « négative » (pour lui !) qu’a été le résultat historique du FN, le 6 et, encore plus, le 13 décembre, où le Front fut plébiscité par 6,8 millions d’électeurs. Il est d’ailleurs à noter que, comme le montre le petit schéma ci-dessous, il y a une curieuse corrélation calendaire entre les actions terroristes et les élections…

Le même Hollande étant l’hôte de la COP 21, le regain de popularité dû à son attitude lors des attentats l’a placé en position de force, ainsi qu’une France qui n’en peut mais, dans le processus de tyrannie mondialiste lié à cette conférence.

En entamant, il y a quelques mois, sa campagne contre l’EI, la France a mécontenté ses nouveaux « amis » séoudiens et qatariens : le risque, en représailles, d’une action terroriste d’envergure devenait donc réel, même si, comme le souligne Adinolfi, la France n’a jamais fait partie des « parrains » de l’EI et ne pouvait donc se voir reprocher de l’avoir trahi. La France, n’est-ce pas, ou, plus exactement, ceux qui prétendent la diriger, soutient les « opposants modérés » à « Bachar » : or, comme il n’y a pas d’opposants « modérés », cela revient à dire que, sous l’impulsion, en particulier, de l’insupportable Fabius, la France soutient, par exemple, une organisation comme le Front Al-Nosra, c’est-à-dire Al-Qaïda en Syrie. Rappelons, pour ceux qui l’auraient oublié, qu’Al-Qaïda nous a toujours été présentée comme étant l’auteur des gigantesques attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis : c’est ça, l’opposition « modérée » à « Bachar » ?! Ce sont ces gens-là que notre pays se devrait de soutenir ? Décidément, la soumission aux intérêts sionistes, qui, depuis des années, veulent la chute du président Assad pour affaiblir l’Iran, conduit aux pires aberrations !

Et, puisque l’on vient de parler des intérêts sionistes, c’est le moment de relever que, d’après l’article d’Adinolfi, la presse israélienne avait mis en garde ses concitoyens et indiqué qu’un attentat aurait lieu « le jour fatidique ». Cette information est confirmée par le n° 406 de Faits & Documents, qui donne les précisions suivantes :

« Le 14 novembre, le très sérieux The Times of Israël, un journal en ligne israélien (…), publie le témoignage de Jonathan-Simon Sellem, fondateur du blog JSSNews (…) et considéré à ce titre comme une des ‘’100 personnes influençant positivement la vie juive dans le monde’’ en 2014 par The Algemeiner, l’organe de la communauté juive new-yorkaise : ‘’Jonathan-Simon Sellem, Israélien né en France, affirme que la communauté juive a été prévenue de l’imminence d’une attaque terroriste de grande envergure. Vendredi matin, des responsables de la sécurité de la communauté juive en France (…) ont été informés de la possibilité très réelle d’une imminente attaque terroriste de grande envergure dans le pays, selon Jonathan-Simon Sellem. (…).’’ Mondialement relayé sur Internet, l’article sera modifié le 18 novembre et la mention ‘’vendredi matin’’ remplacée par ‘’depuis des mois’’. (…) Décidément, beaucoup de monde s’attendait à ces attentats. »

MAIS AU FAIT, À QUI PROFITE LE CRIME ?

Ainsi, comme le note Adinolfi : « Certains étaient au courant et rien n’a été fait pour empêcher l’action des terroristes. » Il s’agit là d’un point central, qui fait directement penser au 11-Septembre. Au sujet de celui-ci, en effet, nous avons en mémoire une émission consacrée par Arte au 10ème anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, émission au cours de laquelle un ancien dirigeant du FBI avait affirmé que de nombreux responsables de la CIA savaient qu’un commando très déterminé était entré aux Etats-Unis pour y commettre des attentats spectaculaires et que lesdits responsables s’étaient bien gardés d’en informer le FBI, pourtant en charge de la sécurité intérieure américaine. Autant dire que la CIA avait « laissé faire », même si elle ne s’attendait peut-être pas à un tel désastre…Et, dans le cas des attentats du 13 novembre à Paris, on ne peut qu’être sidéré que personne, dans les « services », n’ait, nous dit-on, été au courant.

A ceux qui pourraient rétorquer que les terroristes étaient hors de contrôle, Adinolfi répond que « cette remarque n’est valable que pour une action terroriste isolée, pas pour trois simultanément », car « il est impossible que, dans cette seconde hypothèse, tout le monde soit hors de contrôle ». A tout le moins, l’ahurissant chaos du vendredi 13 novembre mériterait donc une enquête approfondie de la part de services officiels indépendants et objectifs (si ça existe !), car cette sanglante affaire manque singulièrement de clarté, c’est le moins qu’on puisse dire…

Quoiqu’il en soit, même si le djihadisme a acquis, comme Frankenstein, un peu de vie propre, il reste la création monstrueuse des services américano-sionistes, lesquels, comme le prouve l’article de Faits & Documents cité plus haut, ne sont d’ailleurs pas totalement ignorants de ce que prépare le nouveau Frankenstein. Un nouveau Frankenstein dont les actions vont toujours dans le sens d’un « choc des civilisations », c’est-à-dire de ce que souhaitent les réseaux sionistes et néo-cons américains, ceux-ci ayant pour objectif, en l’occurrence, d’empêcher tout rapprochement entre l’Europe et le monde arabo-musulman, par exemple à propos de la Palestine.

« A qui profite le crime ? », avons-nous coutume de dire, en particulier lorsqu’il s’agit d’affaires de terrorisme : si la réponse est éventuellement plus complexe dans le cas des attentats de novembre que dans celui des attentats de janvier (cf. notre commentaire du 12 février 2015), il n’en reste pas moins que les bénéficiaires à long terme du chaos du Vendredi-13 ne sont certainement pas les dirigeants obscurantistes de l’Etat islamique…Ce qui, en conclusion, ne peut que nous amener à reprendre à notre compte l’actualisation de l’heureux mot d’ordre d’Avanguardia Nazionale :

LA DICTATURE TRANSNATIONALE, ON LA COMBAT EN S’OPPOSANT À LA TERREUR DJIHADISTE ! LA TERREUR DJIHADISTE, ON LA COMBAT EN S’OPPOSANT À LA DICTATURE TRANSNATIONALE !

CHAOS DU VENDREDI-13 : L’ANALYSE DE GABRIELE ADINOLFI (SUITE)

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