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1er SEPTEMBRE 1715 : IL Y A 300 ANS, LA MONTÉE DE LOUIS XIV VERS APOLLON

1 Septembre 2015 , Rédigé par forumsi Publié dans #La France aux Français !

1er SEPTEMBRE 1715 : IL Y A 300 ANS, LA MONTÉE DE LOUIS XIV VERS APOLLON

Samedi 29 en soirée, Arte proposait une émission consacrée à “Louis XIV, roi des arts”, premier documentaire d’une série qui en comprendra plusieurs autres, destinés à rappeler le destin et les réalisations du Grand Roi, mort à 77 ans, le 1er septembre 1715, après le règne le plus long de l’histoire de France, règne de grandeur et de développement qui a profondément marqué la nation et le peuple français.

“Roi des arts”, donc, et il est vrai qu’avec Corneille, Racine, Molière, La Fontaine et Lully, pour ne citer que les plus illustres, Louis XIV, danseur émérite, amateur d’opéra, de théâtre, d’architecture, de sculpture et de littérature, a donné à la culture française un rayonnement incomparable, dans l’Europe tout entière. Pour s’en convaincre, on se rappellera simplement que le plus grand des souverains allemands, Frédéric II de Prusse, qui s’exprimait le plus volontiers en français, considérait la culture française comme un sommet inégalable et était capable de réciter par coeur de longues tirades des pièces de Jean Racine.

Mais ce que n’a pas dit Arte, au moins dans cette première émission, c’est que le “roi des arts” ne l’eût jamais été, si la puissance et le développement français de l’époque ne lui en avaient donné les moyens. Car le rayonnement culturel ne peut naître de la seule bonne volonté, qui requiert d’abord les moyens de financement que procure une économie prospère. Et cette prospérité ne naît pas, elle non plus, de la seule bonne volonté : elle résulte de la protection et des grandes orientations apportées par le pouvoir politique lorsqu’il est digne de ce nom. Or, Louis XIV et ses principaux collaborateurs, les Colbert, les Vauban, les Louvois, avaient porté l’art politique, diplomatique et militaire à un tel niveau d’excellence que la prospérité économique et financière ne pouvait qu’en naître quasi-mécaniquement, une fois mis en place ce cadre orienté de l’activité économique qui s’est appelé le “colbertisme”.

De cette politique du Roi-Soleil est née une France qui était incontestablement la première puissance d’Europe, et probablement la première puissance mondiale. On nous dira que les Français de l’époque s’en moquaient éperdument et qu’ils étaient avant tout mécontents de l’accroissement de pression fiscale nécessité par le financement de la grande politique royale. En est-on si sûr ? Sait-on que, lors du déclenchement de la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714), qui n’était pas forcément une bonne opération, tant sur le plan politique que militaire, le Roi fit lire dans toutes les paroisses un texte qu’il avait préparé pour obtenir le soutien du peuple, lequel le lui accorda sans hésiter, ce qui permit au souverain de disposer d’une armée puissante à opposer à la coalition européenne. Cet épisode montre à l’évidence que, même s’il avait des périodes de mécontentement, le peuple ne ménageait pas son soutien, quand il le fallait, à un Roi qui incarnait au plus haut point l’Etat et l’intérêt national.

Ceux qui, comme nous, sont sensibles à l’enracinement traditionnel européen, ne négligeront pas les références explicites du Roi-Soleil à l’Empire romain et à Apollon, dont une représentation orne, par exemple, la poupe de la reproduction d’une galère royale conservée au Musée de la marine. En rendant son dernier souffle, le 1er septembre 1715, le Grand Roi entamait sa montée vers Apollon, laissant une France peut-être affaiblie par les dépenses humaines et matérielles entraînées par la guerre de Succession d’Espagne, mais riche des bases intactes d’une puissance impressionnante qui ne demandait qu’à renaître. Quel insupportable contraste avec notre situation d’aujourd’hui, celle de la lamentable République, où une bande de Tziganes se permet de barrer une grande route pendant sept heures et où la ville de Calais est livrée à l’anarchie migratoire depuis plusieurs années. Comment mieux dire que l’Etat français est décidément à reconstruire, non seulement pour la France, mais pour l’Europe tout entière : une nécessaire reconstruction dont les grandes orientations sont d’abord à rechercher dans l’oeuvre politique, diplomatique, militaire, administrative, économique et financière de Louis le Grand.

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