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CRISES GRECQUE ET EUROPÉENNE : VA-T-ON ENFIN DEMANDER DES COMPTES À GOLDMAN SACHS ?

17 Juillet 2015 , Rédigé par forumsi Publié dans #Vive l'Europe impériale !

CRISES GRECQUE ET EUROPÉENNE : VA-T-ON ENFIN DEMANDER DES COMPTES À GOLDMAN SACHS ?

Nous reviendrons en détail, d’ici peu, sur l’accord du lundi 13 juillet, dont il n’y a rien à attendre, sinon un surcroît de souffrances pour le peuple grec, puisque cet accord ne prévoit quasiment rien de sérieux, ni en matière de relance économique, ni en matière de mise en place d’un système fiscal efficace. Or, comment veut-on que la Grèce rembourse ses dettes, si elle ne peut s’appuyer sur une relance économique génératrice de recettes fiscales supplémentaires et si elle ne dispose pas enfin des instruments fiscaux qui lui permettraient d’encaisser ces recettes ? Il y a donc fort à parier qu’une nouvelle « crise » ne survienne d’ici quelques mois : tout cela à cause du pitre gauchiste et immigrationniste Tsipras (qui vient maintenant raconter que l’accord qu’il a accepté le 13 juillet est un « mauvais accord » !), incapable de défendre les intérêts de son peuple, mais aussi et surtout à cause des technocrates ineptes de l’UE, incapables de proposer à la Grèce autre chose que l’application encore plus radicale de mesures déjà appliquées à au moins deux reprises et qui se sont toujours soldées par des échecs !

On peut d’ailleurs se demander si certains de ces technocrates soi-disant « européens » ne sont pas, bien plus que des producteurs d’inepties, les complices d’intérêts qui n’ont rien à voir avec l’Europe. C’est en effet la question que l’on peut se poser lorsqu’on lit ce qui, dans l’accord du 13 juillet, concerne les privatisations, et que nous souhaitons présenter à nos lecteurs sans plus attendre.

Dans notre publication du 11 juillet, nous avions relevé que, au nombre des mesures sur lesquelles les Grecs avaient été appelés à se prononcer lors du référendum du 5 juillet, figurait un paragraphe relatif aux privatisations et précisant qu’« Athènes doit accélérer le programme de privatisations, lancer des offres pour les ports du Pirée et de Thessalonique avant octobre 2015. » Or, l’accord du 13 juillet voit les choses en beaucoup plus grand, qui, d’après lemonde.fr du même jour à 15 heures 12, « envisage ‘’un programme de privatisation plus développé’’, adossé à la création d’un fonds chargé de privatiser les actifs grecs pour générer 50 milliards d’euros. »

C’EST GOLDMAN SACHS QUI A FABRIQUÉ LA CRISE GRECQUE

Il paraît que les Grecs ont été sidérés en apprenant ce montant colossal, se demandant quels étaient les biens publics dont la vente permettrait de parvenir à une telle somme et ce qui pourrait bien rester du domaine public grec après une telle privatisation. Et le chiffre laisse effectivement songeur, qui amène à se demander ce que peut bien cacher une telle frénésie, typiquement libérale, de privatisation. L’objectif n’est-il pas, par exemple, de profiter de ce que le peuple grec soit aux abois pour brader ses biens à quelques racailles de Wall Street, les mêmes qui avaient tenté de mettre la main sur les richesses et entreprises de l’ex-Union soviétique, en profitant de l’anarchie qui régnait après l’effondrement de celle-ci, tentative qui avait largement échoué devant la résistance du Poutine de la grande époque, celui que l’on a pu admirer avant qu’il ne s’engageât dans sa désastreuse alliance avec l’entité sioniste ?

Et puisque que l’on en est venu à parler des racailles de Wall Street, on n’oubliera pas de rappeler que c’est l’un des plus « beaux » (si l’on peut dire) fleurons de la finance new yorkaise, Goldman Sachs, dirigé par Lloyd Blankfein (en photo ci-dessus), qui, sachant que la Grèce ne répondait pas aux conditions exigées, a conseillé à celle-ci de maquiller ses comptes publics pour entrer dans la zone euro, confectionnant ainsi le détonateur de la crise des dettes souveraines, où le cas de la Grèce a joué, et joue plus que jamais, comme on le voit actuellement, un rôle central. En agissant ainsi, Goldman Sachs a mené une action de subversion contre les intérêts européens, dont l’objectif ultime est de détruire l’euro, auquel, d’après Le Monde daté du 10 novembre 2011, Goldman Sachs est ouvertement hostile, et de rétablir ainsi la toute-puissance du dollar.

Il serait conforme à la plus élémentaire justice de faire payer à Goldman Sachs le prix de ses malversations contre l’Europe en général et la Grèce en particulier : pour commencer par le commencement, qu’attendent donc nos gouvernants pour interdire à M. Blankfein et à ses collaborateurs d’exercer leurs (funestes) activités en Europe ? Ce sont les provocations de Goldman Sachs qui sont à l’origine de la crise grecque : il faut demander des comptes à cette société emblématique des malversations des gnomes de Wall Street !

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