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RUSSIE : L’ASSASSINAT DE BORIS NEMTSOV EST TRÈS CERTAINEMENT UNE PROVOCATION !

3 Mars 2015 , Rédigé par forumsi Publié dans #Vive l'Europe impériale !

RUSSIE : L’ASSASSINAT DE BORIS NEMTSOV EST TRÈS CERTAINEMENT UNE PROVOCATION !

Extrait du site msn.com, le 28 février 2015 à 7 heures 29 (source lemonde.fr) :

« BORIS NEMTSOV, L’UN DES PLUS FERVENTS OPPOSANTS À VLADIMIR POUTINE

« (…) Dans la nuit du vendredi 27 au samedi 28 février, alors qu'il marchait dans le centre de Moscou, Boris Nemtsov a été abattu, quatre balles ayant été tirées dans son dos. (…). Ancien ministre de Boris Eltsine, l'homme de 55 ans avait incarné la génération des jeunes réformateurs des années 1990, avant de devenir un virulent critique du président Vladimir Poutine, qu'il comptait défier à nouveau dimanche en manifestant. (…).

Très proche de Boris Eltsine

(…) Boris Nemtsov, physicien de formation, avait commencé sa carrière peu avant l'effondrement de l'URSS. Il avait été élu en 1990 au Soviet suprême, le Parlement soviétique. Après avoir été gouverneur de la région de Nijni-Novgorod, à 400 km à l'est de Moscou, il avait entamé une ascension fulgurante sous la présidence de Boris Eltsine. De mars 1997 à août 1998, il avait obtenu le poste de vice-premier ministre chargé du secteur énergétique et des monopoles, secteur très convoité, ce qui lui valait d'être régulièrement dénoncé par le Kremlin comme un homme politique lié aux oligarques qui ont profité de la vague de privatisations des années 1990. Le premier président de la Russie démocratique, dont il était très proche, avait envisagé un temps d'en faire son dauphin, avant de lui préférer le chef du FSB (ex-KGB), Vladimir Poutine. Limogé en août 1998, Boris Nemtsov a basculé dans l'opposition lorsque son rival a pris les rênes du pays. (…).

Aspergé d'ammoniac

Un an plus tard, en 2008, après avoir échoué à se présenter à l'élection présidentielle comme candidat unique d'une opposition affaiblie par sa disparité, il décide de créer le mouvement Solidarnost, sous l'égide de l'ex-champion d'échecs Garry Kasparov. Mais c'est surtout aux côtés d'Alexeï Navalny qu'il s'affichera comme figure de proue des manifestations qui ont secoué Moscou pendant l'hiver 2011-2012. Après la réélection de Vladimir Poutine au Kremlin en mai 2012, il a continué à dénoncer les dépenses jugées excessives du président et la corruption, notamment lors de la tenue des Jeux olympiques d'Hiver à Sotchi, sa ville natale, en 2014. Cinq ans plus tôt, alors candidat à la mairie de cette localité des bords de la mer Noire, il avait d'ailleurs été aspergé d'ammoniac par des inconnus dans la rue. Plus récemment, Boris Nemtsov avait pris parti dans le conflit qui ravage depuis plus de dix mois l'Est de l'Ukraine. Organisateur de plusieurs marches pacifiques en soutien à Kiev, il avait récemment réaffirmé sur son compte Facebook, qu'à ses yeux, l'annexion de la Crimée était illégale. L'influence de ce vétéran de l'opposition, très présent sur les réseaux sociaux, semblait cependant diminuer au profit de la nouvelle génération incarnée par Alexeï Navalny, de 17 ans son benjamin. C'est d'ailleurs avec lui qu'il avait appelé à la tenue dimanche 1er mars d'un vaste rassemblement pour dénoncer la mauvaise gestion par le Kremlin de la grave crise économique que traverse la Russie (…).

Le commentaire de ForumSi :

RUSSIE : L’ASSASSINAT DE BORIS NEMTSOV EST TRÈS CERTAINEMENT UNE PROVOCATION !

Le corps de Nemtsov (qu’une correspondante russophone nous recommande de prononcer “Niemtsoff”), abattu par un commando de professionnels exécutant visiblement un “contrat”, n’était pas encore froid que, déjà, l’insupportable et grimaçant Kasparov affirmait aux médias atlantistes -lesquels n’attendaient que cela- qu’il s’agissait d’“un coup de Poutine”.

Cette affirmation est à l’évidence l’un de ces gros mensonges dont sont coutumiers les manipulateurs des crises européennes, qu’ils siègent à Wall Street ou à Tel Aviv. Quel avantage, en effet, Poutine pourrait-il bien tirer de l’assassinat de Nemtsov, qui n’était d’ailleurs même pas son principal adversaire politique ? Ce que l’on voit bien, par contre, c’est l’avantage que peuvent en tirer les adversaires de Poutine, qui va, une fois encore, être traîné dans la boue.

Ce sont donc des adversaires de Poutine qui ont passé le contrat avec les tueurs. Mais lesquels? Pour le savoir, il faut se demander, comme d’habitude, à qui profite le crime. A ceux qui veulent salir Poutine, bien sûr, mais peut-on être plus précis ? Dès lors que l’on écarte l’hypothèse, toujours possible, d’un règlement de compte mafieux, une façon de progresser peut-être, par exemple, de constater que ledit crime intervient au moment même où une trêve des combats en Ukraine, négociée il y a peu par Merkel et Hollande (pour une fois bien inspiré), s’installe de façon à peu près satisfaisante, ce qui ne peut que recueillir l’adhésion de tous les Européens soucieux de l’avenir de leur continent.

DERRIÈRE L’ASSASSINAT, LA PATTE FOURCHUE DES GNOMES DE WALL STREET ?

Mais si les Européens sont satisfaits, tel n’est certainement pas le cas des gnomes de Wall Street, qui manoeuvrent depuis des années, de crise syrienne en crise iranienne, et de crise iranienne en crise ukrainienne, pour abattre la Russie et mettre la main sur ses immenses richesses (cf. notre série d’articles regroupés sous la rubrique “Après la Libye, à qui le tour ?”). C’est donc vraisemblablement du côté des gnomes de Wall Street qu’il faut chercher les donneurs d’ordre (et les payeurs) dans cette affaire du meurtre de Nemtsov. Salir Poutine permet en effet de fragiliser le processus en cours en Ukraine, et c’est ce que cherchent ces sinistres personnages : l’assassinat de Nemtsov est donc, très certainement, une provocation !

Une provocation à laquelle Poutine ne s’attendait peut-être pas, lui qui croyait probablement s’être placé dans une position de relative tranquillité en commettant l’erreur colossale (selon nous) de changer radicalement de stratégie, fin 2013, en se rapprochant d’Israël (cf., par exemple, notre article du 11 septembre 2014), d’où le silence pesant de la Russie lors de la dernière agression sioniste contre Gaza et l’acceptation, par cette même Russie, de jouer le rôle du “méchant” dans le mauvais film hollywoodien servant de cadre au nouveau système de Yalta mis en place (cf. notre article du 11 septembre 2014). Un mauvais film hollywoodien où le gouvernement ukrainien a, de son côté, volontairement sous-armé ses propres combattants, de façon que l’Est séparatiste ne risque surtout pas d’échapper à la zone dévolue à la Russie par le nouveau Yalta (les combattants de Praviy Sektor ont été particulièrement outrés de cette attitude du gouvernement ukrainien, qui viennent de faire récemment une nouvelle démonstration de force à Kiev-cf. la vidéo ci-dessous).

Avec ce changement stratégique radical, Poutine pensait éventuellement bénéficier d’une certaine tranquillité, écrivons-nous plus haut. Si tel était effectivement sa pensée, on s’est chargé de lui faire comprendre, avec le meurtre profondément provocateur et déstabilisateur de Nemtsov, qu’il s’est alors lourdement trompé. Le nouveau Yalta n’est plus un long fleuve tranquille, dès lors que l’un de ses participants manifeste une certaine volonté d’autonomie, ce qu’a fait Poutine en négociant la dernière trêve en Ukraine : il est très vraisemblable qu’un rappel à l’ordre lui ait été adressé au travers de l’assassinat de Nemtsov.

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