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LÉGISLATIVE PARTIELLE : L’ « ESPRIT DU 11 JANVIER » NE SOUFFLE TOUJOURS PAS SUR LE DOUBS…

9 Février 2015 , Rédigé par forumsi Publié dans #La France aux Français !

LÉGISLATIVE PARTIELLE : L’ « ESPRIT DU 11 JANVIER » NE SOUFFLE TOUJOURS PAS SUR LE DOUBS…

Extrait du site msn.com, le 9 février 2015 à 7 heures 04 (source L’Obs ; article de Renaud Dély) :

« LÉGISLATIVE DANS LE DOUBS : ÉTAT D’ALERTE

« Le socialiste Frédéric Barbier a gagné face à la candidate FN Sophie Montel. Mais la mobilisation a profité au FN plus qu’à la gauche. Et les électeurs UMP s’habituent à se rallier à l’extrême droite. Le danger se précise. La marée monte. Et plutôt qu’un "lâche soulagement", la victoire de Frédéric Barbier dans la quatrième circonscription du Doubs doit désormais provoquer un salutaire sursaut. (…) Pour autant, son succès étriqué est lourd d’enseignements inquiétants. Il achève de dissiper quelques idées reçues qui sont autant d’idées fausses.

Le FN engrange

D’abord, le fait que l’abstention servirait le Front national. C’est faux. Et ce n’est pas nouveau. D’un tour à l’autre, la participation a progressé de dix points lors de cette élection législative partielle. Ce sursaut de mobilisation a profité largement autant, et même plus, à la candidate d’extrême droite qu’à son adversaire de gauche. (…). Par ailleurs, force est de constater que les électeurs de droite ont de moins en moins de réticence à se reporter sur le candidat FN au deuxième tour. On le constatait depuis déjà plusieurs années dans les terres conservatrices du sud-est de la France, en Paca (Provence-Alpes-Côte d'Azur). C’est désormais le cas aussi dans des coins du pays plus populaires, plus ancrés à gauche, cette France du Nord-est frappée par la désindustrialisation, où l’ancrage du FN est plus récent. (…).

PS et UMP : le sursaut est urgent

De ce constat découlent deux conclusions majeures. La première, c’est que c’est la décrédibilisation du pouvoir en place, en l’occurrence socialiste, qui est le principal moteur du vote FN. La crise économique, la montée du chômage et l’impuissance des gouvernants alimentent l’extrême droite. Le deuxième enseignement, c’est que, si l’UMP veut assurer sa survie, le réflexe dit de "Front républicain" lui est plus indispensable que jamais. Le nombre d’électeurs passant du vote UMP au choix du FN s’accroît dangereusement au gré des circonstances. Passer d’une attitude à l’autre est devenu pour eux un comportement ordinaire. (…). De "ni-ni" en démission collective, l’UMP est en train de se faire siphonner par l’extrême droite. S’il veut sauver sa peau, et ménager l’avenir de son camp, Nicolas Sarkozy doit s’en souvenir urgemment. Le pire n’est pas encore sûr. Mais il se rapproche. »

Le commentaire de ForumSi :

LÉGISLATIVE PARTIELLE : L’ « ESPRIT DU 11 JANVIER » NE SOUFFLE TOUJOURS PAS SUR LE DOUBS…

On comprend avec jubilation l’inquiétude du journaliste de L’Obs, qui doit avoir bien du mal à retrouver l’“esprit du 11 janvier” dans les résultats du second tour de cette Législative partielle. Avec 51 % des suffrages contre 49 % à la candidate du FN, le candidat du PS ne l’emporte que de justesse, alors que la participation était en hausse sensible (50 % contre 40 % au premier tour).

L’échec du Front national ressemble bien, cette fois-ci, à un succès, puisque la courte victoire du PS concerne ici une circonscription considérée comme solidement ancrée à gauche. Le Front semble, en particulier, avoir bénéficié d’un report de voix important des électeurs de l’UMP en sa faveur. Il apparaît ainsi clairement que les consignes totalement inaudibles de celle-ci, allant du ridicule “ni-ni” au vote “républicain” en faveur du PS, n’ont absolument pas été respectées, d’autant plus qu’aucun dirigeant de l’UMP ne s’était bien évidemment risqué à prôner un vote en faveur du FN.

La plus forte participation, quant à elle, a dû bénéficier surtout au PS, dont de nombreux électeurs, déçus par la politique de Hollande, ne s’étaient pas dérangés pour le premier tour, montrant ainsi qu’ils ne se sentaient guère concernés par les appels à l’unité soi-disant “nationale” autour du Président et de son gouvernement. Au second tour, une partie de cet électorat abstentionniste de gauche s’est donc péniblement mobilisée pour faire barrage, encore une fois (mais jusqu’à quand ?), au FN, présenté à tort, au moins en l’état actuel (ce que nous regrettons, bien sûr), comme un parti non “républicain”.

S’il est loin de répondre à ce que l’on peut attendre d’un parti vraiment “national”, encore qu’il ait fait quelques pas dans la bonne direction lors de l’affaire des attentats de début janvier (cf. notre commentaire du 2 février), le Front s’affirme toutefois, et de plus en plus, comme une remarquable machine à détruire le Système en place, ce dont on ne peut que se féliciter. Mais détruire ne suffit pas ; l’objectif reste donc, plus que jamais, de fonder le Parti de la reconstruction nationale, c’est-à-dire une robuste communauté militante d’hommes adhérant avec ferveur à une même vision du monde et à un même projet politique, et capable de frapper fort, au bon endroit et au moment opportun, soit un ensemble de caractéristiques que le Front national est, pour l'instant, loin de réunir.

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