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« CHARLIE », FIN DE L’ACTE II : LA VIEILLESSE DE ROLAND DUMAS EST LOIN D’ÊTRE UN « NAUFRAGE »…

18 Février 2015 , Rédigé par forumsi Publié dans #Je ne suis pas Charlie !

« CHARLIE », FIN DE L’ACTE II : LA VIEILLESSE DE ROLAND DUMAS EST LOIN D’ÊTRE UN « NAUFRAGE »…

Extrait du site msn.com, le 16 février 2015 à 13 heures (source L’Express) :

« POUR ROLAND DUMAS, MANUEL VALLS EST ‘’PROBABLEMENT’’ SOUS INFLUENCE JUIVE

« (…) Sur le plateau de BFM TV, l'ancien ministre des Affaires étrangères sous Mitterrand a tenu un discours décousu sur les possibles "influences" juives du Premier ministre Manuel Valls.

L'"islamo-fascisme", un slogan

Invité pour son livre, Politique incorrect, Roland Dumas était interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur les déclarations de Manuel Valls ce lundi matin sur RTL. Le Premier ministre a ainsi appelé l'islam de France à prendre "totalement ses responsabilités" pour "combattre l'islamo-fascisme" après les deux fusillades de Copenhague, et la profanation d'un cimetière juif en Alsace. "Tout le monde exagère, estime Roland Dumas, 92 ans, au micro de BFM. (…) C'est le Premier ministre qui l'a dit, donc je m'incline. (…). Ceci étant, il faut réfléchir un peu. Le fascisme, ce n'était pas cela (...). Ces déclarations, ce sont des slogans. (…)"

Manuel Valls sous "influence" juive

Revenant plus spécifiquement sur Manuel Valls, Roland Dumas ajoute que le locataire de Matignon "a des alliances personnelles. Chacun sait qu'il est marié avec quelqu'un.... quelqu'un de très bien, je dirais, qui a de l'influence sur lui". L'ancien président du Conseil constitutionnel est ensuite invité à préciser sa pensée: - Jean-Jacques Bourdin : Il est sous influence juive ?- Roland Dumas : Probablement, je peux le penser. Tout le monde a un peu d'influence. Il en a beaucoup sous l'influence de sa femme. - Sous l'influence de sa femme [la violoniste Anne Gravoin, NDLR] ? - Pourquoi pas ! Pourquoi ne pas le dire? (…)".

"La vieillesse est un naufrage"

Sur Twitter, les réactions commencent à tomber. Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, déplore un "antisémitisme ordinaire": Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois de l'Assemblée nationale, estime pour sa part que "la vieillesse est un naufrage." »

Le commentaire de ForumSi :

« CHARLIE », FIN DE L’ACTE II : LA VIEILLESSE DE ROLAND DUMAS EST LOIN D’ÊTRE UN « NAUFRAGE »…

Passons charitablement sur la réaction ridicule et convenue de Bartolone. Nous ne savons pas, en effet, si Roland Dumas (à droite, en compagnie du regretté Jacques Vergès, sur la photo ci-dessus), qui fut un combattant courageux de la Résistance, est un “antisémite ordinaire” ou “extraordinaire”. Ce dont nous sommes certains, par contre, c’est que sa vieillesse est loin d’être un “naufrage”, contrairement au jugement, lui aussi très convenu, du sinistre Urvoas.

L’Urvoas reproduit ici, à propos de Roland Dumas, un jugement formulé par De Gaulle à propos du Maréchal, à qui il reprochait son engagement dans la politique de Collaboration. Nous n’avons pas l’intention de traiter ici de ce “vaste sujet”, comme aurait dit De Gaulle, qu’est la Collaboration sur le plan de l’histoire diplomatique. Nous noterons simplement que, en fait de “vieillesse naufragère”, De Gaulle aurait pu balayer devant sa propre porte, tant fut lamentable son attitude en Mai-68, où seule la fermeté d’un Massu l’empêcha de s’effondrer misérablement.

Tout autre est l’attitude de Roland Dumas qui, quant à lui, est loin, bien au contraire, de représenter l’image d’une vieillesse naufrageuse. Qu’on en juge, si l’on retient ses propos concernant le soi-disant “islamofascisme” prétendument identifié par Valls, ainsi que l’“influence juive” qui s’exercerait sur le même Valls, toujours selon Dumas.

1-Roland Dumas récuse la notion d’“islamofascisme”

Le fascisme est décidément à la mode, et ce n’est pas nous qui nous en plaindrons. Ce que nous rejetons, par contre, c’est l’utilisation infondée, manipulatoire et polémique faite, à tout propos, du terme “fasciste”, dès lors qu’il s’agit de qualifier les menées djihadistes. Jusqu’à une date récente, cette utilisation était le fait d’agents d’influence sionistes, comme le très triste Rioufol, du Figaro, qui parle régulièrement d’“islamofascisme” ou de “nazislamisme” pour dénoncer les menées djihadistes contre ce qu’il nomme notre civilisation “judéo-chrétienne” (c’est curieux comme on nous parle, depuis plusieurs années, de “judéo-christianisme”, et non plus, tout bonnement, de “christianisme” tout court, comme on le faisait auparavant : n’y aurait-il pas là application d’un mot d’ordre ?).

Avec les attentats de début janvier à Paris, la terminologie de “fascistes” pour qualifier les actes djihadistes s’est étendue aux milieux gauchistes : l’“urgentiste” médiatique Pelloux, en particulier, l’emploie à tout bout de champ, dans le cadre d’une campagne de propagande qui est, à l’évidence, concertée et a très certainement pour objectif une nouvelle campagne de persécution contre l’extrême droite française (cf. notre article du 8). Valls se situe bien évidemment dans cette logique lorsqu’il parle d’“islamo-fascisme”, ce qui n’est d’ailleurs pas une nouveauté de sa part (cf. notre commentaire du 19 février 2013).

Parler de “fascisme” à propos du djihadisme est bien évidemment une escroquerie, que nous avons dénoncée à plusieurs reprises (notamment dans nos article et commentaire de février 2015 et 2013 mentionnés ci-dessus), tout simplement parce que le fascisme est un phénomène spécifiquement européen et résolument moderne, ce que n’est pas le djihadisme, à l’évidence. On notera d’ailleurs que les musulmans qui, dans la France des années Trente, adhéraient à des mouvements fascisants, comme, par exemple, les militants algériens du PPF ou de la Solidarité française, ne le faisaient que parce qu’ils adhéraient à un projet politique bien précis, même s’ils veillaient, bien entendu, à ce que ce projet ne fût pas contraire à leur religion. En précisant que “Le fascisme, ce n’était pas cela” (le djihadisme) et que “(Les) déclarations (de Valls), ce sont des slogans”, Roland Dumas va dans le même sens que nous, ce dont nous nous félicitons.

2-Roland Dumas constate que Valls est sous “influence juive”

En émettant cette constatation, Roland Dumas a fait preuve de courage. Car, dans la République de la “liberté d’expression”, il faut en effet du courage pour oser dire une chose pareille. Cela étant, l’ancien ministre de Mitterrand n’a fait ici qu’annoncer ouvertement ce que peuvent savoir tous les Français cherchant à être un tant soit peu informés.

Dans notre article du 2 avril 2014 consacré à la nomination de Valls au poste de Premier ministre, nous nous demandions ainsi ce qui pouvait expliquer l’accession aux plus hautes fonctions d’un individu aussi sectaire, et étions arrivés à cette conclusion que la réponse se trouvait vraisemblablement dans le numéro 337 de la lettre d’information Faits & Documents, dont un article mentionnait deux éléments importants concernant Valls :

-il rappelait tout d’abord que celui-ci est un Français de fraîche date, qui n’a été naturalisé qu’en 1982 ;

-il signalait ensuite que ce dernier, dont la seconde épouse est juive, s’est déclaré “lié de manière éternelle avec la communauté juive et Israël” ;

soit, estimions-nous, deux caractéristiques dont l’addition semblait constituer une condition nécessaire et suffisante pour être ministre de la République.

En ce qui concerne la première, on pourra être tenté de nous objecter le cas de Mazarin, qui fut un talentueux Premier ministre du royaume de France alors qu’il n’était pas Français. Ce à quoi nous répondrons que notre monarchie pouvait très bien faire appel à des compétences venues d’autres pays européens (c’était d’autant plus facile et naturel, dans le cas de l’Italien Mazarin, que les relations avec une partie des principautés italiennes étaient très cordiales et confiantes, à tel point que deux princesses florentines avaient été reines de France) sans prendre aucun risque, puisque, totalement ouverte sur l’Europe, elle était aussi profondément nationale, ce qui garantissait l’orientation de son Premier ministre.

La lamentable République ne présente évidemment pas ce caractère profondément “national”, dont Charles Maurras a pu écrire fort justement qu’elle était le gouvernement de l’étranger. A fortiori lorsque ce qui sert de Premier ministre fait ouvertement allégeance à un Etat étranger, comme l’a fait Valls en précisant qu’il était “lié de manière éternelle avec Israël”. Que Valls soit un adorateur fanatique d’Israël, c’est son affaire. Mais, ce qui est totalement inacceptable, c’est que, cette allégeance à un Etat étranger étant connu, on ait fait de Valls le Premier ministre français, lequel ne devrait se préoccuper que des intérêts de la France et de l’Europe. C’est cela que Roland Dumas a voulu dénoncer : qu’il en soit remercié !

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