Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
ForumSi

CONTRE LE « SUICIDE FRANÇAIS », N’Y A-T-IL D’AUTRE CHOIX QU’ENTRE MINC ET ZEMMOUR ?

7 Novembre 2014 , Rédigé par forumsi Publié dans #La France aux Français !

CONTRE LE « SUICIDE FRANÇAIS », N’Y A-T-IL D’AUTRE CHOIX QU’ENTRE MINC ET ZEMMOUR ?

Dans Le Figaro, il y a quelques semaines, on pouvait lire un long débat sans grand intérêt entre Alain Minc et Eric Zemmour à propos de la crise profonde que traverse notre pays et des moyens d’en sortir. Nous n’en avons pas retenu grand-chose, si ce n’est, par exemple, que le second est contre l’Union européenne et l’euro, alors que le premier est pour, qui, par ailleurs, insiste lourdement sur ce qui est, à ses yeux, le mérite principal de la République prétendument française : avoir parfaitement réussi l’intégration de sa famille et de celle de Zemmour. Voilà un jugement qui laissera probablement de marbre la plupart de ceux qui, comme nous, tout en étant profondément reconnaissants à la République de ne pas favoriser les Ashkénazes au détriment des Sépharades -et vice versa- estimeront qu’il ne s’agit pas là d’une question centrale pour les Français d’origine française -c’est-à-dire les Français tout court- lesquels sont d’abord soucieux de relever leur pays et commencent à trouver un peu lassant le rappel incessant des origines communautaires et du merveilleux parcours de ceux qui, par exemple, semblent avoir une propension certaine, pour des raisons que nous ignorons, à occuper sans cesse le devant de la scène médiatique.

Le débat du Figaro n’échappait d’ailleurs pas, comme il se doit, au conformisme ambiant, puisque, de ce pseudo-débat qu’il proposait à ses lecteurs, on est amené à retenir que les Français n’ont le choix qu’entre ce que propose Minc et ce que propose Zemmour, ce qui, on l’admettra sans difficulté, manque singulièrement d’ouverture et laisse penser que l’on se trouve en face d’un choix volontairement « fermé », destiné à empêcher les Français d’aller chercher ailleurs…

Il en est un, en tout cas, qui ne se pose aucune question, c’est le dénommé Le Méné qui, le 10 octobre, recevait Zemmour sur radio Courtoisie à propos de son livre, « Le Suicide français ». Le Méné se vautra, face à Zemmour, dans un océan de flagornerie particulièrement ridicule, saluant le « mousquetaire, le nouvel Alexandre Dumas, etc. », le tout avec, en bruit de fond, les gloussements de satisfaction des quelques dindes présentes…Il n’y a pas de doute, on a déjà entendu mieux sur Courtoisie ! Cette première remarque étant faite, on retiendra deux choses de l’intervention de Zemmour : son hostilité à l’Islam et sa tendance à croire que l’on peut « fabriquer » des Français à partir, si l’on ose dire, de n’importe quelle « matière première ».

En ce qui concerne le premier point, Zemmour se place dans la ligne du courant à la mode, qui fait de l’Islam le premier péril dont la France serait menacée. Répétons-le une nouvelle fois, c’est à notre avis une erreur, car, en proférant une telle affirmation, on s’attaque à une conséquence et non pas à la cause. En effet, s’il y a, en France, un problème d’islamisation, de même qu’il y a un problème de délinquance, cela n’est dû qu’à une seule et même cause : la politique d’immigration forcenée que notre peuple subit depuis des décennies. Si l’on veut résoudre durablement les problèmes que posent les conséquences de cette politique, c’est donc à celle-ci qu’il convient de s’attaquer en priorité : tout le reste en découlera logiquement. Et aucun peuple au monde ne pourra décemment reprocher au peuple français de protéger son identité en exigeant l’inversion des flux migratoires. Par contre, s’attaquer à l’Islam en tant que tel, comme le souhaiteraient, par exemple, un Minc, un Zemmour, ou encore un Finkielkraut, servilement suivis par un Rioufol ou une Marine Le Pen, cela conduit à créer une tension avec des peuples majoritairement musulmans, comme les peuples iraniens, syriens ou palestiniens, alors que, ni le peuple français, ni les peuples européens en général, n’ont aucune raison de ne pas entretenir de bonnes relations avec ces peuples-là. En résumé, combattre la démentielle politique d’immigrationnisme forcené est parfaitement légitime du point de vue nationaliste et européen qui est le nôtre, et s’en prendre à l’Islam, ce n’est, en définitive qu’entrer dans le jeu du « choc des civilisations » cher aux sionistes et aux néo-conservateurs américains : n’est-ce pas ce qui explique le choix d’un Finkielkraut ou d’un Zemmour ?

QUELQUES ORIENTATIONS POUR UNE VÉRITABLE POLITIQUE DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE

Passons maintenant au second point, celui qui concerne la possible « fabrication » de Français à partir de n’importe quel groupe humain venu de n’importe où. Pour défendre cette possibilité, Zemmour retient l’exemple des équipes de France de football de sa jeunesse, en notant que celles-ci étaient, comme aujourd’hui, largement composées d’immigrés qui, néanmoins, affirmaient alors haut et fort leur qualité de « Français », contrairement à ceux d’aujourd’hui, qui pensent d’abord et avant tout à affirmer fièrement leur origine étrangère. A cela, on peut répondre que les immigrés des équipes de France chères à Zemmour n’étaient pas, en général, d’origine extra-européenne, ce qui facilitait grandement leur intégration.

Par ailleurs et sur le fond, peut-on vraiment adopter sans sourciller cette idée selon laquelle on peut ainsi fabriquer des Français à partir de n’importe quelle « matière première » humaine ? Nous pensons que non, totalement et absolument, comme nous l’écrivions dans notre commentaire du 6 novembre 2012 à propos de la circulaire Valls du 18 octobre 2012 visant à faciliter l’accès à la nationalité française. Nous nous permettrons de reproduire ci-dessous l’essentiel de notre argumentaire de l’époque, que nous avions publié sous l’intertitre « Quelques orientations pour une véritable politique de la nationalité française », et auquel nous n’avons rien à changer :

« Tout ceci [la circulaire Valls d’octobre 2012] n’est décidément qu’un tissu d’inepties rappelant étonnamment celles prononcées par Marine Le Pen lors de son entretien avec Le Monde publié par ce quotidien le 21 septembre [2012], et dont nous avons fait un commentaire approfondi le 2 octobre [2012]. Rappelons en effet que, dans la partie de cet entretien consacrée au rôle de l’école, Marine Le Pen indiquait que celle-ci devait ‘’fabriquer des Français’’ (quel piètre langage et quel manque de considération, finalement, pour cette qualité de ‘’Français’’ qu’elle prétend défendre !) à partir d’une population où l’on pouvait être ‘’jaune, vert, orange, marron, noir (…) agnostique, athée, musulman, juif…’’ : autant dire à partir de n’importe quoi ! N’est-ce pas, en définitive, une position très voisine de celle de Valls, dont la circulaire vise à brader un peu plus la nationalité française ?

« Oui, Manuel Valls et Marine Le Pen se moquent du monde en traitant la nationalité française de cette façon indigne et en feignant d’ignorer que ce qui fonde notre nationalité, c’est l’identité française, une identité française qui, justement, n’est pas n’importe quoi ! Pour reprendre à peu de choses près la définition donnée par De Gaulle (et citée, si nos souvenirs sont bons, par Alain Peyrefitte), l’identité française est, fondamentalement, celle d’un peuple celte enrichi d’apports romains (ainsi que grecs, à la marge, ajouterions-nous) et germaniques. Pour dire les choses plus brièvement, le peuple français est, fondamentalement, un peuple européen. Tel est le socle sur lequel doit se fonder toute politique sérieuse de la nationalité française, qui ne peut, en conséquence, concerner, outre les Français nés de deux parents français, que les Européens ayant versé leur sang pour la France (on pensera ici aux légionnaires) ou les enfants dont le père, par exemple, est Français et la mère issue d’une autre nation européenne que la France. Tant que l’on ne sera pas revenu à ces idées d’ordre et de bon sens, on ne fera pas un seul pas en direction d’une politique correcte de la nationalité française. »

A l’évidence, Zemmour ne partage pas ces idées d’ordre et de bon sens. Pourquoi ? Tout simplement, à notre avis, parce que son action s’inscrit dans la vaste manœuvre en cours depuis plusieurs années, qui vise à prendre en main une extrême droite en plein développement pour l’empêcher de suivre une ligne politique qui soit vraiment nationale et européenne et l’amener à servir de bouclier à des intérêts qui n’ont rien à voir, ni avec la France, ni avec l’Europe. Cette manœuvre doit être dénoncée avec la dernière énergie et nos concitoyens doivent être rassemblés autour du seul mot d’ordre qui vaille, un mot d’ordre d’où découle logiquement toute l’action politique, économique, sociale et culturelle qu’il convient d’engager au service de la France et de l’Europe :

LA FRANCE AUX FRANÇAIS !

ForumSi

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article