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HOMMAGE À PIERRE LAGAILLARDE

22 Août 2014 , Rédigé par forumsi Publié dans #France

HOMMAGE À PIERRE LAGAILLARDE

Le Figaro du 22 août nous apprend le décès à Auch, dimanche dernier 17 août, à l’âge de 83 ans, de l’avocat et ancien parachutiste Pierre Lagaillarde, l’un des combattants les plus emblématiques de l’Algérie française. Né le 15 mai 1931 à Courbevoie, de parents eux aussi avocats partis ensuite s’établir à Blida, à 50 km au sud d’Alger, Pierre Lagaillarde fut particulièrement actif pendant toute la durée de la guerre d’Algérie. Aisément reconnaissable à sa dégaine de mousquetaire portant avec élégance la tenue camouflée et le béret rouge des parachutistes, Pierre Lagaillarde se signala d’abord par l’assaut qu’il dirigea contre l’immeuble du gouvernement général à Alger, lors du putsch du 13 mai 1958, ce qui lui valut d’être élu député d’Alger quelques mois plus tard.

Refusant ensuite le tour pris par la politique algérienne de De Gaulle, il prit la tête, avec Joseph Ortiz (ancien militant du PPF de Jacques Doriot, si nos souvenirs sont bons), d’une insurrection que l’on appela « semaine des barricades », à partir du 24 janvier 1960. Arrêté et transféré à Paris, il réussit, lors de son procès, à s’enfuir en Espagne, en décembre 1960. C’est à Madrid qu’il créa, en 1961, l’Organisation armée secrète, cette OAS dont le sigle est demeuré célèbre et qui était destinée à mener l’ultime combat en faveur de l’Algérie française. Gracié en 1968 comme bien d’autres combattants nationalistes, il rentra en France et s’établit à Auch, où il reprit sa profession d’avocat, devenant, en 1975, le premier bâtonnier de la ville.

On rappellera que l’OAS fondée par Lagaillarde fut rapidement ralliée par le général Salan, le militaire le plus décoré de France, et par cet inflexible militant nationaliste qu’était Jean-Jacques Susini. Interne en médecine, très influencé par le fascisme italien (que lui avait fait connaître sa grand-mère corse, une institutrice maurrassienne qu'il chérissait et dont il a dit qu'elle pleurait en écoutant les discours de Mussolini), Susini jouissait de la totale confiance de Salan et il semble que le courant ne soit guère passé entre lui et Lagaillarde, qui ne joua pas, en conséquence, un rôle de premier plan dans cette OAS qu’il avait créée. Il n’en reste pas moins que nous n’oublierons pas sa fière allure de gascon, son courage, son désintéressement et son dévouement à la cause nationale :

PIERRE LAGAILLARDE ? PRÉSENT ! PRÉSENT ! PRÉSENT !

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