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LE 1ER MAI, FÊTE OFFICIELLE DEPUIS SOIXANTE-TREIZE ANS : VIVE LE TRAVAIL FRANÇAIS, POUR LES FRANÇAIS !

1 Mai 2014 , Rédigé par forumsi Publié dans #France

LE 1ER MAI, FÊTE OFFICIELLE DEPUIS SOIXANTE-TREIZE ANS : VIVE LE TRAVAIL FRANÇAIS, POUR LES FRANÇAIS !

Le 24 avril 1941, le maréchal Pétain, chef de l’Etat français, faisait officiellement du 1er mai la « Fête du travail et de la concorde sociale », qui devenait, à l’initiative de René Belin, ancien dirigeant de la CGT et secrétaire d’Etat au Travail dans le gouvernement de l’amiral de la Flotte François Darlan, un jour férié, chômé et payé. Fêter le 1er mai n’était certes pas une nouveauté pour le camp nationaliste. C’est ainsi que le Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot, ancien dirigeant communiste rallié à la cause nationale sans rien renier de ses préoccupations sociales (et, par conséquent, objectivement situé dans la mouvance « fascisante »), avait pris l’habitude d’associer son hommage au travail à un hommage à Jeanne d’Arc, une habitude qui fut reprise, il y a quelques années, par le Front national, à une époque où cette organisation pouvait encore représenter éventuellement une force d’espérance pour les Français à juste titre lassés des lamentables résultats républicains (sous la direction de Marine Le Pen, le FN s’est, depuis, laissé aller vers l’impasse du populisme, même si certains de ses éléments dirigeants, comme Aymeric Chauprade, sont encore sur une ligne tout à fait correcte).

Mais, s’il était ainsi fêté par de nombreux nationalistes, tout autant que par des organisations syndicales marquées à gauche, le 1er mai ne fut jamais reconnu comme fête officielle par la Troisième République et il fallut attendre la Révolution nationale voulue par le Maréchal pour que fût enfin reconnue par l’Etat cette journée du 1er mai, qui symbolisait, depuis des décennies, la lutte des travailleurs contre l’exploitation capitaliste. Le gouvernement de l’amiral Darlan ne se contenta d’ailleurs pas de cette mesure en grande partie symbolique. Il lança aussi de nombreux chantiers de modernisation de la France, écrasée par la défaite et qu’il fallait reconstruire, chantiers dont il confia la réalisation à ce groupe de techniciens nationalistes que Jacques Benoist-Méchin, secrétaire d’Etat dans le même gouvernement, avait surnommé l’ « équipe » et dont il a retracé les travaux dans un ouvrage à lire absolument, « De la Défaite au désastre » (Albin Michel).

Soumis à la méfiance de certains milieux allemands qui lui préféraient Pierre Laval, l’Amiral ne put malheureusement pas aller au bout de l’œuvre entreprise. Mais celle-ci ne sera pas perdue pour autant ; elle sera reprise, en effet, par les gouvernements de l’après-guerre et surtout par ceux des débuts de la Vème République, comme le souligne Pascal Gauchon dans son excellente « Géopolitique de la France », parue aux PUF. On peut donc dire sans exagérer que l’amiral Darlan et l’ « équipe » chère à Benoist-Méchin ont été à l’origine des Trente glorieuses.

Et l’on ajoutera que la France d’aujourd’hui aurait fort besoin d’hommes de cette trempe pour surmonter les difficultés où elle s’enlise actuellement, difficultés dont la marque la plus éclatante est -hélas !- le dernier chiffre concernant le chômage de masse que nous subissons depuis des décennies : 3,350 millions de personnes sont maintenant concernées (cf. lefigaro.fr du 26 mars), contre 3,224 millions il y a un an, ce qui éclaire d’une lumière sinistre ce 1er mai 2014 et rend plus que jamais impératif le combat pour le retour à la croissance, condition nécessaire, même si elle n’est pas suffisante, de la renaissance nationale et, en l’occurrence, d’un redressement de l’emploi qu’il faudrait réserver en priorité à tous les Français lâchement abandonnés à leur sort par les profiteurs des prébendes républicaines !

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