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UKRAINE : EN QUOI UNE SÉCESSION DE LA CRIMÉE SERAIT-ELLE PLUS « CHOQUANTE » QUE CELLE DU KOSOVO ?

10 Mars 2014 , Rédigé par forumsi Publié dans #La crise ukrainienne depuis fin 2013

UKRAINE : EN QUOI UNE SÉCESSION DE LA CRIMÉE SERAIT-ELLE PLUS « CHOQUANTE » QUE CELLE DU KOSOVO ?

Extrait du site msn.com, le 7 mars 2014 à 17 heures 30 :

« CRIMÉE : FRANÇOIS HOLLANDE CONTRE UN RÉFÉRENDUM SANS L’ACCORD DE L’UKRAINE

« François Hollande reste ferme. Alors qu'il recevait à l'Elysée l'un des principaux ukrainiens, Vitali Klitschko, le chef de l'Etat a déclaré qu'il ne pouvait y avoir de référendum sur l'avenir de la Crimée "sans que l'Ukraine elle-même n'ait décidé de l'organiser". Ce scrutin a été annoncé pour le 16 mars prochain par les partisans du rattachement de la péninsule à la Russie. Le Président a regretté la décision du "pseudo-parlement" de Crimée, ajoutant que "l'intégrité territoriale et la souveraineté de l'Ukraine ne peuvent pas se négocier". Il a souligné qu'il s'agissait également de la position de l'Union européenne et des Etats-Unis.

Evoquant les "liens historiques" de la Crimée avec la Russie et la large autonomie "déjà reconnue" de cette région russophone, François Hollande a affirmé que la porte restait ouverte au dialogue avec Moscou ».

Le commentaire de ForumSi :

UKRAINE : EN QUOI UNE SÉCESSION DE LA CRIMÉE SERAIT-ELLE PLUS « CHOQUANTE » QUE CELLE DU KOSOVO ?

Le rédacteur de msn.com omet de signaler que, lors de la réunion du 7 mars à l’Elysée, étaient présents, non seulement le boxeur Vitali Klitschko, paraît-il candidat à la prochaine Présidentielle ukrainienne, mais également Petro Porochenko, un ancien ministre ukrainien des Affaires étrangères, ainsi et surtout que le très insupportable et très suffisant Bernard-Henri Lévy, semble-t-il organisateur de cette rencontre élyséenne, et décidément très présent dans l’affaire d’Ukraine depuis que celle-ci a dégénéré en une crise grave, crise grave au déclenchement de laquelle les provocateurs qui emploient M. Lévy ne sont probablement pas étrangers (cf. notre article du 21 février). Il faut dire que, au vu des brillants résultats obtenus par ce Lévy dans l’affaire libyenne, où il conseillait Sarkozy, on ne peut se passer des conseils du Lévy en question, dès lors qu’il s’agit de saborder, non seulement un Etat, mais aussi toute la région qui l’entoure (cf. notre commentaire du 6 octobre 2013).

Et ce sont ces saboteurs-sabordeurs qui osent nous dire aujourd’hui qu’ils seraient « choqués » -pour reprendre le débile vocabulaire anglo-saxon dont ces gens-là, qui sont d’abord colonisés dans leur tête, font un usage immodéré- par une sécession de la Crimée. Mais ont-ils donc oublié la sécession du Kosovo, terre immémorialement serbe, dont ils ont encouragé la séparation d’avec la Serbie, après avoir tout fait pour obtenir l’éclatement de la Yougoslavie…Oui, comment pourrait-on, dans ces conditions, avoir la moindre envie de prendre leurs pleurnicheries au sérieux à propos d’une éventuelle sécession criméenne ? D’autant plus que le cas de la Crimée, qui est indéniablement une terre russe artificiellement rattachée à l’Ukraine par le caprice d’un dirigeant communiste (cf. notre commentaire du 2 mars), ne souffre guère la discussion : son éventuel retour à la mère Russie ne serait en définitive qu’un retour à l’ordre naturel des choses.

Un retour à l’ordre naturel des choses dans des conditions un peu…sportives, nous voulons bien en convenir. Mais à qui la faute ? Cela fait des années que la Russie est dans le viseur des réseaux sionistes et néo-conservateurs américains qui, s’appuyant sur leurs relais atlantistes et médiatiques, n’ont de cesse de la critiquer, elle et ses dirigeants, à n’importe quel sujet, le dernier en date étant les soi-disant persécutions subies par les homosexuels de la part des autorités de Moscou. Il s’agit là d’une politique parfaitement construite et qui dispose d’un financement parfaitement identifié. Nous en voulons pour preuve cet extrait d’un article que Le Monde daté du 5 mars consacrait à l’attitude de l’OTAN face à la crise ukrainienne (« L’OTAN n’envisage aucune action concrète ») :

« Depuis la crise géorgienne et l’élection de Barack Obama, l’administration américaine s’est montrée beaucoup plus prudente, même si des fonds américains ont financé les mouvements pro-européens ukrainiens ».

LA RUSSIE, CIBLE ULTIME DES GNOMES DE WALL STREET

Comment mieux dire que, depuis des années, certains milieux américains financent des mouvements qui, sous couvert d’un intérêt supposé pour l’Union européenne, vont mener des actions visant à créer des tensions entre celle-ci et la Russie, ce qui est l’un des objectifs des gnomes de Wall Street. Car ce sont bien ces gens-là, et non pas Obama, qui sont ici à la manœuvre. Quand il parle de « fonds américains », Le Monde est bien vague, mais tout observateur un peu averti a compris qu’il s’agissait ici de « fonds » comme ceux de ce sinistre Soros qui, depuis des années, travaille à la destruction des nations issues de l’ancien bloc de l’Est. Cela fait des années (cf., par exemple, la conclusion de notre commentaire du 10 mars 2012) que nous sommes convaincus que la cible ultime de ces gens-là c’est la Russie, y compris au travers des affaires syrienne et iraniennes, parce qu’ils ne pardonnent pas à Poutine d’avoir permis au peuple russe de conserver la maîtrise de ses immenses richesses, alors qu’ils pensaient pouvoir s’en emparer grâce à l’action locale de leurs correspondants communautaires, des correspondants dont Khodorkovski reste la plus belle (si l’on peut dire) illustration.

Cette grande manœuvre antirusse apparaît aujourd’hui dans toute sa clarté avec l’affaire ukrainienne, une affaire dans laquelle l’UE a été totalement manipulée par les gnomes de Wall Street et a fini par se retrouver dans une situation de forte tension avec la Russie, alors que les choses auraient pu évoluer différemment, si l’Union avait eu en tête les intérêts supérieurs de la Grande Europe, et non ceux d’une poignée de spéculateurs et d’usuriers dont le seul objectif est de s’enrichir encore plus en ruinant les peuples européens. Et la Russie, après des années de persécutions, de rebuffades et de médisances, a fini par réagir, et vigoureusement ! Qui pourrait le lui reprocher ?

Il reste que tout ceci constitue un épouvantable gâchis, au détriment, en particulier, de l’idée européenne. Et, pour l’instant, les choses ne vont guère dans la direction souhaitable, l’UE continuant à se faire manipuler, comme si elle était incapable de prendre conscience de ce pour quoi elle a été instrumentalisée. On notera toutefois quand même l'apparition de deux éléments positifs. Le premier est bien évidemment la réaction russe, qui va fondamentalement dans le bon sens, car elle marque une volonté de résistance déterminée aux menées de Wall Street. Quant au second, il s’agit de la force que représentent, à Kiev, les nationalistes ukrainiens radicaux, ceux de Praviy Sektor en particulier, car il s’agit là de gens qui sont tout à fait capables de faire capoter les plans des Lévy et autres Soros. Puissent les dieux insuffler aux Russes et aux nationalistes radicaux ukrainiens la sagesse politique nécessaire, car c’est sur eux que repose aujourd’hui l’avenir de l’idée impériale européenne !

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