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UKRAINE : DES JEUX D’HIVER DE SOTCHI À L’EXPLOSION DE KIEV

26 Février 2014 , Rédigé par forumsi Publié dans #La crise ukrainienne depuis fin 2013

UKRAINE : DES JEUX D’HIVER DE SOTCHI À L’EXPLOSION DE KIEV

Les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi se sont terminés dimanche 23 février par une cérémonie de clôture tout aussi superbe que celle de leur ouverture, cérémonie de clôture axée sur ces points forts de la culture russe que sont la littérature, la musique (avec une intervention impressionnante du pianiste Denis Matsouïev, l’un des artistes favoris de Poutine) et la danse, une culture russe qui, n’en déplaise aux gros médias « français », fait partie intégrante de la culture européenne, de même que la Russie fait partie intégrante de l’Europe, et constitue le socle immense de cette grande Europe impériale dont nous appelons la construction de nos vœux. Cette superbe cérémonie de clôture a montré, une fois encore, à quel niveau d’excellence en est arrivée la Fédération de Russie en quelques années, sous la direction éclairée de Poutine, une excellence que l’on a retrouvée dans les Jeux eux-mêmes, puisque la Russie se trouve largement en tête du palmarès final.

La France, quant à elle, figure honorablement en dixième position, avec 15 médailles qui, nous dit-on, représentent le meilleur résultat jamais obtenu par nos athlètes pour des JO d’hiver ; mais ce bon résultat doit être pondéré par l’effet de l’augmentation du nombre de disciplines : ce qui est important, c’est donc le classement et l’on ne nous a pas dit si nous étions mieux ou moins bien placés que lors des précédents JO d’hiver…Quoiqu’il en soit, les sportifs français méritent d’être félicités, dont les performances ont été largement symbolisées par celles de Martin Fourcade, sportif authentiquement français dont nous avons, sans hésiter, retenu la photo pour illustrer cet article. Avec ses deux médailles d’or et sa médaille de bronze, Fourcade égale presque le record établi par Jean-Claude Killy aux JO d’hiver de 1968, et montre à l’évidence que les vertus combatives de notre peuple sont bien vivantes et ne demandent qu’à s’exprimer, dès lors que l’occasion leur en est donnée : nous ne sommes pas près d’oublier, par exemple, un certain « lancer de ski » sur la ligne d’arrivée, pour obtenir la médaille d’or, « lancer de ski » qui, sans aucun doute, restera dans les annales sportives…

On pouvait craindre que les Jeux de Sotchi ne fussent troublés par des actions terroristes. Mais, là encore, l’excellence de l’organisation russe a tenu en échec ceux qui pouvaient être tentés -et avaient même promis !- de mener de telles actions, et l’attaque antirusse est venue de cette zone d’instabilité que représentait l’Ukraine, depuis de longs mois. Ce n’est certainement pas un hasard, en effet, si des manifestants ont délibérément agressé les forces de l’ordre ukrainiennes lors de la manifestation du 18 février (cf. nos articles des 23 et 19 février), relançant ainsi des affrontements et un mouvement de contestation qui s’essoufflaient. Et nous posons à nouveau la question : qui a donné l’ordre de cette agression, dont, compte tenu de sa date, le premier objectif était bien évidemment de troubler le bon déroulement des jeux de Sotchi ?

LE RÔLE DE POUTINE ET DES NATIONALISTES RADICAUX UKRAINIENS

Les nationalistes radicaux ukrainiens, ceux de Secteur droit en particulier, ont, semble-t-il, identifié des provocateurs de services secrets (plus précisément de forces spéciales américaines et israéliennes) infiltrés dans les rangs des manifestants (cf. l’article de NoReporter dont nous avons publié la traduction le 20 février et que nous avons commenté dans un article du lendemain) : ces provocateurs sont-ils à l’origine de l’agression menée le 18 février ? Toujours est-il que les choses ont ensuite suivi leur cours, les nationalistes radicaux, qui ont perdu des dizaines de militants lors des affrontements ayant suivi l’attaque du 18 janvier, parvenant in fine à renverser Ianoukovitch et atteignant ainsi leur premier objectif, tant ils considéraient ce personnage comme un insupportable corrompu, lié, qui plus est, à des résidus soviétoïdes encore puissants à l’est de l’Ukraine. On ne pleurera certainement pas sur le sort de ce personnage, tout en rappelant que la situation qui est née de son départ est terriblement instable et volatile.

Comment cette situation peut-elle évoluer de manière favorable aux intérêts bien compris de l’Europe, c’est-à-dire en ménageant les chances d’un accord de long terme entre l’Union européenne et la Fédération de Russie ? Certainement pas en continuant à provoquer cette dernière à coup déclarations droitdelhommardes et d’immixtions soit disant « démocratiques » dans les affaires intérieures de l’Ukraine, à qui on laisse miroiter que l’UE est capable de lui éviter la faillite, alors que c’est justement l’incapacité structurelle de l’Union à fournir une aide financière intéressante qui avait amené Ianoukovitch à se tourner vers la Russie (cf. notre article du 6 décembre 2013). Dans ce contexte, nous persistons à penser que les nationalistes radicaux qui tiennent la place Maïdan ont un rôle à jouer, dans la mesure où, comme nous le rappelions dans notre article du 23 février, ils n’ont aucune envie d’un quelconque accord avec l’UE, dont ils n’attendent rien, et campent sur des positions strictement nationalistes. Ces gens-là, qui ont montré qu’ils représentaient une énorme force, ont, de ce fait, la possibilité de faire capoter des ingérences malvenues, et de laisser ainsi le champ libre à une vaste négociation entre l’UE et la Russie, négociation qui, après avoir réglé le cas de l’Ukraine, pourrait porter enfin sur cet accord de long terme entre l’Union et la Russie que nous appelons de nos vœux, un accord de long terme qui aurait à cœur, pour commencer, de désamorcer toutes les bombes à retardement de type « ukrainien » qui existent en Europe et qui peuvent exploser d’un jour à l’autre (nous pensons, par exemple, au sort de la minorité hongroise de Roumanie, alors que le gouvernement très « droitier » de Budapest est en train, paraît-il, de se rapprocher de la Russie…).

Nous espérons, mais n’avons évidemment aucune certitude, que les choses iront dans le sens que nous venons d’indiquer. Tout reposera sur le rôle que joueront effectivement les nationalistes radicaux ukrainiens et sur celui que souhaitera jouer Poutine : de la sagesse des uns et de l’autre dépendent l’échec des menées subversives sionistes et néo-conservatrices américaines en Europe et l’orientation de celle-ci dans une direction plus conforme aux intérêts réels de ses peuples.

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