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APRÈS LE REPORT SINE DIE DE LA PMA-GPA, LE PACTE DE RESPONSABILITÉ EST DE RETOUR

13 Février 2014 , Rédigé par forumsi Publié dans #A bas l'austérité ! Vive la croissance !

APRÈS LE REPORT SINE DIE DE LA PMA-GPA, LE PACTE DE RESPONSABILITÉ EST DE RETOUR

Les commanditaires sionistes et néo-conservateurs de Valls ayant amené celui-ci à pré-annoncer le report sine die de la loi devant permettre de parfaire la destruction de la famille française (cf. notre commentaire du 4), les médias républicains nous expliquent maintenant que toute notre attention doit désormais se reporter sur ce sujet consensuel que serait le « pacte de responsabilité » présenté par Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier. Bien entendu, il n’est pas question pour nous de perdre de vue les attaques contre la famille, dont les ennemis n’ont certainement pas dit leur dernier mot…Quant au Pacte de responsabilité, nous ne sommes pas du tout convaincus qu’il s’agisse d’un thème consensuel : pour savoir ce qu’il convient d’en penser du point de vue socialiste identitaire qui est le nôtre, il convient, pour commencer, de rappeler en quoi il consiste, pour l’essentiel ; à cet effet, reportons-nous à l’article ci-dessous, qui en présente les principaux éléments.

Extrait du site lemonde.fr, le 15 janvier 2014 à 14 heures 47 (article de Patrick Roger) :

« COMMENT HOLLANDE VEUT RÉDUIRE LE COÛT DU TRAVAIL

« Dire que François Hollande a levé le flou sur son ‘’pacte de responsabilité’’ lors de sa conférence de presse du mardi 14 janvier serait exagéré. De nombreuses zones d'ombre subsistent. Le président de la République en a néanmoins dessiné les grandes lignes, les étapes et les objectifs. Avec un acte solennel : la suppression des cotisations familiales pour les entreprises d'ici à 2017.

Quel allégement du coût du travail ?

‘’Je fixe un nouvel objectif : c'est que, d'ici à 2017, pour les entreprises et pour les travailleurs indépendants, ce soit la fin des cotisations familiales. Cela représente 30 milliards d'euros de charges. La discussion portera donc sur l’avenir du CICE – comment il peut s’inscrire dans ce processus – et sur le mode de financement de la protection sociale.’’

C'est la principale annonce de M. Hollande concernant la mise en œuvre du pacte de responsabilité en direction des entreprises. L'élément nouveau introduit par le président de la République est le lien établi entre les cotisations familiales et le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE). En clair, il n'y aura pas l'un et l'autre. (…).

Que va devenir, dès lors, le CICE ?

(…) Le CICE, ouvert à toutes les entreprises imposées sur leur bénéfice réel, représente un montant de 12 milliards d'euros en 2014 et, à partir de 2015, du fait de sa montée en charge progressive, de 20 milliards d'euros.

Les 35 milliards d'euros annoncés par M. Hollande, moins les 20 milliards d'euros du CICE, représenteraient donc, en théorie, une baisse supplémentaire de 15 milliards d'euros des charges sociales pour les entreprises à partir de 2015. Ce montant pourrait en réalité être inférieur. Pour les entreprises, le CICE représente une restitution, nette, de 20 milliards d'euros sur l'impôt qu'elles acquittent. L'allégement des charges ne réduit pas d'autant la facture des entreprises. (…).

Quelles conséquences pour les ménages ?

‘’La réalisation du pacte de responsabilité ne doit pas se traduire par un transfert de charges des entreprises vers les ménages », a expliqué le chef de l'Etat. M. Hollande a été catégorique. Il n'est pas question que la baisse des cotisations familiales des entreprises soit compensée par une hausse de la TVA – comme l'avait envisagé le gouvernement Fillon, à la fin de la précédente législature – ou de la CSG. Elle ne devra pas se traduire, non plus, par une baisse des prestations.

Dès lors, comment assurer le financement de la branche famille ? ‘’J'estime qu'il est possible de faire des économies, nombreuses, tout en préservant notre modèle social’, ’a répondu M. Hollande. Il faudra donc réaliser des économies substantielles sur les dépenses publiques pour parvenir à orienter vers la branche famille l'équivalent en recettes fiscales de la baisse des cotisations familiales.

Comment réduire les dépenses publiques ?

(…) C'est le troisième volet du pacte annoncé par M. Hollande. Il précise même que l'effort devrait être de 18 milliards d'euros en 2015 et 2016 et de 17 milliards d'euros en 2017, soit un total de 53 milliards d'euros en trois ans. Sur quoi vont porter les économies de dépenses ? Le président de la République a indiqué vouloir ‘’mener des réformes structurelles’’, ‘’redéfinir les principales missions de l'Etat’’ et ‘’revoir nos mécanismes de redistribution’’, restant toutefois dans un registre très général. (…).

Le chef de l'Etat mise aussi sur une révision de l'organisation territoriale et une maîtrise renforcée des dépenses de santé. (…) ».

Le commentaire de ForumSi :

APRÈS LE REPORT SINE DIE DE LA PMA-GPA, LE PACTE DE RESPONSABILITÉ EST DE RETOUR

Si l’on comprend bien, le dispositif présenté par Hollande le 14 janvier sous le nom pompeux de « Pacte de responsabilité » vient compléter, en en accentuant les effets supposés bénéfiques, le dispositif présenté fin 2012 par Ayrault, sous le nom tout aussi pompeux de « Pacte de compétitivité ». De celui-ci, nous avions rappelé les grandes lignes dans notre article du 4 décembre 2012 et avions alors souligné qu’il ne fallait en attendre aucun effet tangible, tant ce premier « pacte » paraissait totalement insuffisant. Pour prendre la mesure de cette insuffisance, on rappellera que ce Pacte de compétitivité devait essentiellement se traduire par un crédit d’impôt de 20 milliards d’euros en faveur des entreprises : il s’agit de ce qui est représenté par le sigle CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) dans l’article du monde.fr dont nous reproduisons des extraits ci-dessus.

Or, comme nous l’avions souligné dans notre article du 4 avril 2013, ce CICE de 20 milliards n’est absolument pas à la hauteur des problèmes qu’il s’agit de régler. Pour prendre la mesure de ceux-ci, on rappellera, par exemple, que, durant la présidence de Sarkozy, la dette de la France s’est alourdie de 500 milliards d’euros, en grande partie pour faire face aux conséquences de la crise des subprimes, une crise très largement responsable de celle où nous nous débattons aujourd’hui : on est donc loin de compte avec les misérables 20 milliards censés résoudre la question de notre insuffisance productive !

Nous ne savons pas si les chiffres définitifs de la croissance française pour 2013 ont déjà été publiés par l’INSEE, mais ce dont nous sommes quasiment certains, c’est qu’ils devraient être d’une très grande médiocrité. On se souviendra, par exemple, que, d’après lemonde.fr du 3 octobre 2013, l’INSEE ne prévoyait qu’une croissance de + 0,2 % du PIB pour l’ensemble de l’année 2013, après 0 % en 2012. Or, si, comme c’est probable, compte tenu de l’insuffisance manifeste du CICE, une même croissance quasi-nulle se reproduit en 2014, année où le crédit d’impôt doit commencer à faire sentir son plein effet (ce crédit d’impôt ne bénéficiant effectivement aux entreprises qu’au titre de l’impôt sur les sociétés de 2013, payé en 2014), le dispositif du Pacte de compétitivité risque d’être totalement déséquilibré.

On rappellera en effet que, en contrepartie de la diminution de recettes entraînée par le CICE, ledit « Pacte » prévoyait que l’Etat cherchât, d’une part, à diminuer ses dépenses de 10 milliards d’euros, et, d’autre part, à augmenter ses recettes grâce à une majoration des taux principal et intermédiaire de la TVA (qui étaient respectivement de 19,6 % et 7 % lors de la présentation du Pacte de compétitivité). Mais comment augmenter les recettes (d’environ 10 milliards d’euros, si l’on comprend bien le mécanisme), même en majorant une partie des taux de TVA, dès lors qu’aucune croissance notable n’est au rendez-vous ? C’est probablement cette question qui a amené ceux qui prétendent nous gouverner à compléter le Pacte de compétitivité par un « Pacte de responsabilité ». Avant d’en venir à l’examen de celui-ci, on notera l’absurdité logique du premier, qui consistait à rechercher des suppléments de recettes budgétaires à travers une croissance économique qui ne pouvait exister, par hypothèse, puisque l’objectif principal du Pacte de compétitivité était justement de créer les conditions d’un retour à la croissance…Une augmentation des recettes de la TVA ne pouvait donc venir que dans un second temps, une fois constaté le retour effectif à une croissance notable, et certainement pas au début du processus censé déclencher ce retour de croissance !

LE PACTE DE RESPONSABILITÉ N’EST PAS PLUS CRÉDIBLE QUE LE PACTE DE COMPÉTITIVITÉ : VOICI POURQUOI

Comment peut-on résumer, maintenant, le Pacte de responsabilité présenté par Hollande lors de sa conférence de presse du 14 janvier ? Il repose pour l’essentiel sur cette idée que, d’ici à fin 2017 (les républicains ont toujours tout leur temps !), les entreprises ne supporteront plus les cotisations familiales, soit 35 milliards d’euros (l’article du monde.fr mentionne d’abord 30 milliards, puis 35 milliards d’euros : c’est ce dernier chiffre qui semble être le bon). Il est toutefois précisé que cette suppression de cotisations ne s’ajoutera pas au CICE : il faudra choisir l’un ou l’autre. Si le choix se porte sur la suppression de cotisations, cela devrait donc se traduire par une baisse supplémentaire maximale de 15 milliards d’euros (35 milliards de cotisations moins 20 milliards de CICE) dans les charges des entreprises. Comment est-il envisagé de la financer ? Par des économies substantielles sur les dépenses publiques, afin d’orienter vers la branche « famille » l’équivalent en recettes fiscales de la baisse -voire de la suppression intégrale- des cotisations familiales versées par les entreprises. Mais comment obtenir ces économies substantielles ? C’est un point sur lequel Hollande ne donne guère de précisions : il mentionne des « réformes structurelles », parle de « redéfinir les principales missions de l’Etat » et de « revoir nos mécanismes de redistribution » (en quoi une telle révision peut-elle amener une partie des économies recherchées ?), tout en misant sur une révision de l’organisation territoriale et une maîtrise renforcée des dépenses de santé.

Cette imprécision concernant la façon d’obtenir les économies recherchées afin de libérer des recettes fiscales pour financer 15 milliards d’euros que ne couvriraient plus les cotisations des entreprises est à l’évidence le gros point faible du dispositif attaché au Pacte de responsabilité. On peut se demander, par exemple, à quel moment la révision de l’organisation territoriale, qui ne se fera pas en un jour, engendrera les économies attendues : si celles-ci sont en retard sur le déficit de cotisations à financer, faudra-t-il, une fois encore, recourir à la dette ?

Comme on le voit, tout ceci manque de sérieux, de cohérence et de robustesse, comme c’est en général le cas avec les projets républicains. Mais là n’est pourtant pas le plus grave. Le plus grave, comme nous l’avions déjà noté dans notre article du 4 avril 2013 à propos du Pacte de compétitivité, c’est que le montant finalement affecté à la relance de l’activité des entreprises, soit 35 milliards d’euros au total, est totalement insuffisant par rapport aux besoins réels de notre économie qui, comme nous le rappelions plus haut, se chiffrent en centaines de milliards d’euros. Pour répondre à l’ampleur du problème posé, il faut frapper juste et fort, ce que ne fait pas François Hollande !

Il est donc à fortement à craindre que la France continue à s’appauvrir et le chômage à exploser. En axant une bonne partie de sa campagne pour la Présidentielle sur le thème de la croissance et en ne faisant quasiment rien, depuis qu’il est élu, pour obtenir celle-ci, Hollande a trompé les Français et montré qu’il est indigne, tout comme Sarkozy, de les diriger. Il est grand temps, décidément, d’envoyer ces gens-là dans les poubelles de l’Histoire et de travailler à la reconstruction de l’Etat français, un Etat nationaliste qui mettra en œuvre les solutions d’un socialisme identitaire dont nous avons exposé, dans notre commentaire du 24 décembre 2012, ce que pourrait être, par exemple, la démarche concernant la restitution de son pouvoir d’achat à notre peuple, démarche qui s’appuierait sur un retour à la croissance parfaitement envisageable dès lors que l’on a la volonté de servir la France et son peuple -volonté que n’avait pas Sarkozy et que Hollande n’a pas non plus, à l’évidence- et d’utiliser les moyens qui sont à la disposition des pouvoirs publics pour cela.

LES SOLUTIONS DU SOCIALISME IDENTITAIRE POUR RETROUVER LA CROISSANCE

Car, comme nous l’exposions dans notre article du 4 avril 2013 (dont nous n’allons pas nous priver de reprendre maintenant de larges extraits), les moyens existent, qui permettraient d’obtenir l’indispensable relance économique en frappant « juste et fort ». Comme nous le précisions déjà en avril dernier, les nationalistes français totalement ouverts à l’idée impériale européenne que nous sommes souhaitent bien évidemment que cela se fasse en concertation avec nos partenaires européens, et nous avons donné les grandes lignes de ce que devrait être une action européenne efficace en conclusion de notre commentaire du 28 février 2013 concernant les dernières élections italiennes.

Mais, sans attendre la mise en œuvre de cette nécessaire action européenne, forcément longue à démarrer, il est toutefois d’ores et déjà possible d’agir dans le cadre français. La première mesure à prendre dans le cadre national consiste en une application du mécanisme de la TVA sociale pour défendre nos productions, application qui se doit d’être vigoureuse si elle veut être efficace, comme nous nous sommes efforcés de le démontrer dans notre article du 4 décembre 2012. Or, les « pactes » de Hollande ne comportent aucune mesure de protection de la production nationale, si ce n’est, dans le Pacte de compétitivité, une hausse de la TVA vaguement inspirée, justement, de cette idée de TVA sociale, mais trop timorée pour produire l’effet escompté.

Par ailleurs, comme on l’a déjà signalé plus haut, cette hausse de la TVA présente l’inconvénient de s’inscrire dans une situation de croissance quasi-inexistante, ce qui ne peut que limiter son impact. Parallèlement à une application vigoureuse du mécanisme de la TVA sociale pour défendre les productions françaises, il convient donc, sans attendre, de dégager une masse importante de financement de la relance. Comme nous l’indiquions dans notre article du 4 avril 2013, cette masse de financement peut être dégagée, très logiquement, grâce à la dénonciation, partielle et ciblée de notre dette souveraine. En effet, ainsi que le rappelions au début de ce même article d’avril 2013, l’alourdissement de celle-ci est venu, pour une bonne part, du besoin de financement des plans de relance rendus nécessaires par la crise des subprimes. Il serait donc parfaitement légitime de déduire des sommes dues aux banques américaines au titre de la dette souveraine, d’une part ce qui correspond à l’effet des subprimes, et, d’autre part, ce qui correspond aux montants des plans de redressement mis en œuvre pour combattre cet effet. L’impact dévastateur des subprimes sur l’économie mondiale, principalement en Europe, pouvant être évalué à 4 000 milliards de dollars (cf. notre commentaire du 20 octobre 2011) et la France ayant été très largement « servie », quelque chose nous dit que la « dénonciation » partielle que nous proposons devrait permettre de mobiliser les quelques centaines de milliards d’euros dont nous avons besoin pour financer notre relance.

Pour rendre ce dispositif vraiment complet, le financement dégagé par la dénonciation partielle de la dette serait majoré des dédommagements qu’il convient d’exiger de Standard & Poor’s, dont la notation favorable aux dérivés des subprimes a égaré les investisseurs et est ainsi à l’origine de la gigantesque crise financière, économique, monétaire et sociale où la France, comme l’ensemble de ses partenaires européens (y compris l’Allemagne, même si c’est dans une moindre mesure), se trouve aujourd’hui immergée. Bien entendu, Standard & Poor’s se verrait interdire toute activité sur le territoire français -en attendant l’ensemble de l’espace européen- de même, cela va sans dire, que Goldman Sachs, puisque, en conseillant à la Grèce de maquiller ses comptes pour entrer dans la zone euro, c’est cet établissement emblématique des gnomes spéculateurs et usuriers de Wall Street qui a confectionné le détonateur du volet monétaire de la crise où les peuples européens sont plongés, une crise méthodiquement construite dans le but de détruire l’euro et de rétablir la suprématie du dollar.

Tel est le programme qu’il paraît indispensable d’appliquer pour redresser la France : qu’attend-on pour aller dans cette direction ?

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