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IL Y A QUATRE-VINGT-ONZE ANS, LA MARCHE SUR ROME : « VIVA LA RIVOLUZIONE DELLE CAMICIE NERE» !

27 Octobre 2013 , Rédigé par forumsi Publié dans #Casapound

IL Y A QUATRE-VINGT-ONZE ANS, LA MARCHE SUR ROME : « VIVA LA RIVOLUZIONE DELLE CAMICIE NERE» !

Le 28 octobre 1922, des dizaines de milliers de Chemises noires du Partito Nazionale Fascista (PNF) marchaient sur Rome, en provenance de diverses régions italiennes. Dans sa très discutable « Italie de Mussolini », Max Gallo décrit ces militants fascistes avec un certain romantisme : « Les jeunes gens à barbiche taillée en pointe, à la Balbo, les casques peints en rouge, une tête de mort brodée sur leur chemise noire, le poignard passé dans une large ceinture de cuir, chantent sous la pluie ».

Deux jours plus tard, leur chef, Benito Mussolini, était nommé président du Conseil et pouvait fêter sa victoire avec les principaux dirigeants de la Marche, surnommés les « quadriumvirs » : le flamboyant « squadrista » Italo Balbo, le général Emilio De Bono, le syndicaliste révolutionnaire Michele Bianchi et l’avocat Cesare Maria De Vecchi (sur la photo ci-dessus, au premier plan, on peut voir, en allant de gauche à droite : en quatrième position, De Bono, portant une barbiche blanche, puis Bianchi, Mussolini, De Vecchi et enfin Balbo, ce dernier tournant le dos).

Ancien dirigeant du Parti socialiste italien et ancien rédacteur en chef de l’Avanti, le quotidien du Parti, partisan de l’intervention de l’Italie aux côtés des Alliés pendant la Première Guerre mondiale, parce qu’il y voyait un moyen d’accélérer la marche de son pays vers la Révolution, Mussolini devait incarner et réaliser une synthèse des aspirations socialistes, syndicalistes révolutionnaires, nationalistes et futuristes (ces deux dernières étant respectivement théorisées par Enrico Corradini et Filippo Tommaso Marinetti), auxquelles s’ajoutèrent celles des combattants -les « arditi » en particulier, ainsi que les « légionnaires » du poète Gabriele D’Annunzio- d’où émergea ce mouvement politique, économique, social et culturel très particulier qu’est le fascisme. Avec lui naissait ce qui, avec le bolchevisme, devait être la grande révolution du XXème siècle.

L’ACTION FRANÇAISE, NOTRE FASCISME : QUAND LÉON DAUDET PENSAIT À UNE « MARCHE SUR PARIS »

La Marche sur Rome eut un retentissement considérable à l’extérieur de l’Italie (elle inspira, par exemple, le putsch de novembre 1923 à Munich), et en particulier chez les maurrassiens français, qui savaient quelles convergences idéologiques pouvaient exister entre le fascisme et le nationalisme intégral. Dans son ouvrage -très inégal- sur l’Action française, l’historien américain Eugen Weber donne à ce sujet les précisions suivantes :

« Les observateurs amicaux ou hostiles notaient les ressemblances entre les nationalistes intégraux et les fascistes. Les membres de l’Action française espéraient que Daudet prendrait le pouvoir à Paris de la même façon que Mussolini à Rome ; les commentateurs de province dénonçaient le danger d’un coup de force royaliste. Le Populaire de Nantes déplorait [NDR : le 2 novembre 1922], la forte position de Daudet avec toute la puissance de l’Action française derrière lui. Il fallait compter avec lui, qui, un jour ou l’autre, encouragé par la victoire de Mussolini, tenterait un coup d’Etat.

« Dix jours plus tard, une souscription comprenait vingt francs envoyés par un artilleur qui assurait ‘’qu’il aimerait aider l’Action française à atteindre le même but que le Fascio’’.

« Il semble que Daudet lui-même ait eu la même idée. Il reçut un accueil enthousiaste d’un public d’étudiants en affirmant à propos de Mussolini que l’Action française, elle aussi, s’emparerait du pouvoir (…). (Ce qui) ne serait pas le résultat d’une inspiration fasciste pour autant, mais le résultat de la doctrine d’Action française existant depuis longtemps. ‘’Nous n’imitons personne, expliquait Daudet avec un rien d’amertume, nous ne sommes le résultat d’aucun autre mouvement, pas même du fascisme italien contemporain ou passé’’. »

On sait que les espoirs de Léon Daudet ne se réalisèrent pas, pour des raisons que nous n’analyserons pas ici. Il reste néanmoins que la Marche sur Rome représenta, pour l’Europe, un grand coup de vent salutaire que tous les Européens doivent fêter avec reconnaissance, en s’écriant, comme on pouvait le faire à l’époque : « Viva la rivoluzione delle Camicie nere » !

LA MARCHE SUR ROME : UNE AUTHENTIQUE RÉVOLUTION

« Vive la révolution des Chemises noires ! », en effet, car il s’agissait bel et bien d’une révolution, contrairement à ce que veut nous faire croire l’histoire officielle distillée par les gros médias, qui laissent entendre que la Marche sur Rome n’était que l’habillage héroïque d’un accord secret entre le roi Victor-Emmanuel III et Mussolini, au terme duquel ce dernier devait accéder au poste de président du conseil.

Or, rien n’est plus faux. Ayant participé à un colloque réuni à l’occasion, l’an dernier, du quatre-vingtième anniversaire de la Marche, Gabriele Adinolfi signalait que celle-ci s’était traduite par de nombreux accrochages entre les militants fascistes et les forces de l’ordre, ce qui est bien la preuve qu’aucun accord n’existait entre le Roi et le Duce. Le roi d’Italie, en effet, n’avait nullement l’intention de remettre le pouvoir à Mussolini, qui, de par sa formation socialiste, était d’ailleurs foncièrement républicain et n’avait certainement pas le projet de soutenir la monarchie branlante de la maison de Savoie.

On trouvera une confirmation des tensions de l’époque dans cette information, toujours donnée lors du colloque de l’année passée, que plusieurs dizaines de fascistes armés s’étaient installés clandestinement à Rome, où ils devaient, si nécessaire, intervenir pour prendre à revers les forces de l’ordre, au cas où celles-ci auraient tenté de s’opposer à l’entrée des Chemises noires dans la Ville éternelle. Ces militants armés étaient dirigés par un homme particulièrement énergique, Ettore Muti, que la photo ci-dessous, vraisemblablement prise quelques années avant la Dernière Guerre, montre au premier plan à gauche, coiffé d’un bonnet de police, en compagnie de Ciano et d’un certain nombre de dirigeants du PNF et de l’Armée, particulièrement détendus…

Peu confiant dans les soutiens dont il pouvait disposer, en particulier au sein de l’armée italienne, le Roi renonça finalement à s’opposer à Mussolini, qui fut nommé président du conseil. En contrepartie, ce dernier renonça à abolir la monarchie, avec laquelle il ne rompit qu’en 1943, après sa destitution et lors de la fondation de la République sociale italienne.

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